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27 janvier 2013 7 27 /01 /janvier /2013 11:25

Le bruit qui pense est un cycle d'ouvrages d'Éric-Emmanuel schmitt, consacrés à de grands musiciens qui sont aussi ce qu'il appelle "des maîtres de vie". Deux tomes sont actuellement parus, Ma vie avec Mozart et Quand je pense que Beethoven est mort alors que tant de crétins vivent, d'autres devraient voir le jour sur Jean-Sébastien Bach et Franz Schubert.

Le titre de l'ensemble est emprunté à Victor Hugo qui disait que « La musique, c'est du bruit qui pense. » Pour Éric-Emmanuel schmitt, grand amateur de musique et même compositeur, c'est ausi « du bruit qui fait penser, » qui console, qui apaise... 

 

Ma vie avec Mozart  


Ma Vie avec Mozart

 

C'est d'abord l'histoire d'un adolescent tourmenté et suicidaire qui assiste par hasard à une répétition des « Noces de Figaro ». Par la voix de la comtesse Almaviva, il reprend goût à la vie car comment quitter ce monde de la musique, de Mozartf qu'il découvre et lui apparaît fait de tant de beauté. À travers les lettres qu'il envoie à Mozart, il décrit ces menus plaisiers de l'existence, qu'il avait oubliés, redécourant l'espoir et une certaine joie de vivre. Il lui demande conseil, y troue ungrand réconfort, ce qui fortifie son admiration pour le compositeur et son ancrage dans la vie.

Le livre contient, en réponse aux lettres de l’auteur, seize morceaux ou extraits d’œuvres de Mozart joués par de prestigieux interprètes.
Représentations :
  • 2006 : Ma vie avec Mozart d'Éric-Emmanuel schmitt, ensemble mis en scène par Christophe Lidon avec Didier Sandre au Théâtre Montparnasse à Paris.
  • 2010-2012 : Ma vie avec Mozart de et avec Éric-Emmanuel schmitt, Julien Alluquette et l'Orchestre Symphonique de Lyon, Cité internationale de Lyon, Forum de Liège, Palais des Beaux-Arts de Bruxelles, Halles aux Grains de Toulouse, Opéra de Rennes, Sébastopol de Lille, Grand Théâtre d'Aix-en-Provence, Salle Gaveau de Paris.

Notes et références

Quand je pense que Beethoven est mort alors que tant de crétins vivent


Quand je pense que Beethoven est mort alors que tant de cretins vivent  Albin Michel - septembre 2010 - 198 pages

Oeuvre en deux parties avec une pièce, "comédie monologue". (jouée en 2010 au théâtre La Bruyère dans une mise en scène de Christophe Lindon avec Danielle Lebrun.
Pendant une exposition, Eric-Emmanuel Schmitt repense à Beethoven qu'il avait aimé passionnément autemps de son adolescence autrefois et dont, inexplicablement, il s'est éloigné depuis. Sceptique, il se demande pourquoi cet éloignement, pourquoi les émotions qu'il suscitait jadis, les intenses émotions intérieures qu'l ressentait, se sont évanouies, délitées au fil des années.
Le titre du livre, très curieux de prime abord, provient d'une remarque de madame Vo Than Loc, la professeur de piano d'Eric-Emmanuel Schmitt, qui voyait une terrible injustice dans la mort de Beethoven.  La modernité de Beethoven, c'est d'avoir tenté et su concilier le sens du tragique et une attitude optimiste. C'est donc une morale humaniste qu'il nous propose, une morale dont notre époque a le plus grand besion.

Ce récit est suivi de Kiki van Beethoven, l'aventure d'une femme, la soixantaine rayonnante, dont la vie et celle de ses trois amies, va radicalement changer grâce à la musique, par un masque de Beethoven découvert un jour par hasard dans une brocante. « Une fable sur la jeunesse perdue et les secrets ensevelis, » écrit l'auteur.
Extrait : (début du livre)
« Entre Beethoven et moi, ce fut une histoire brève mais forte. Il apparut dans ma vie lorsque j’avais quinze ans puis la quitta quand j’atteignais les vingt.[...] Intensément présent pendant cinq années, il s’éclipsa les décennies suivantes. Son départ coïncida avec la fin de ma longue adolescence. Il fuit quand je désertai la maison familiale. Au loin, le Beethoven ! Absent, anéanti ! Je n’y pensais plus, je ne l’interprétais plus, je ne l’écoutais plus. »

Notes et références


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26 janvier 2013 6 26 /01 /janvier /2013 15:16

Le Cycle de l'Invisible est un ensemble de six romans écrits entre 1997 et 2012 par Eric-Emmanuel Schmitt : Milarepa, Monsieur Ibrahim et les fleurs du Coran, Oscar et la Dame rose, L'Enfant de Noé, Le sumo qui ne pouvait pas grossir et Les dix enfants que madame Ming n'a jamais eus, sur le thème des religions.

 

Eric-Emmanuel Schmitt   

1- Toute les nuits, Simon rêve d'un moine tibétain qui haïssait son neveu et pour cesser .ces rêves qui lui pèsent, il doit raconter leur histoire.

2- Moïse un enfant juif de onze ans, supporte mal de vivre seul avec son père dans le souvenir envahissant d'un frère idéal. Monsieur Ibrahim, "l'arabe de la rue" est un simple épicier qui observe le monde autour de lui. Mais un jour, ces deux destins vont se mêler pour rendre la vie plus légère.

Monsieur Ibrahim et les fleurs du Coran relate la vie d'un jeune Parisien Bruno Abraham Kremer qui vit avec son père et rencontre son "grand-père", M Ibrahim simple épicier. On a dit que ce récit ressemblait au roman La vie devant soi de Romain Gary, où Momo un jeune musulman vit avec une juive madame Rosa, Momo ayant aussi un "grand-père" musulman Monsieur Hamil qui l'instruit sur sa religion.

3- Oscar est un jeune garçon dix ans qui souffre d'une leucémie. Tant bien que mal, il assume sa situation mais seule Mamie Rose, la plus âgée des "dames roses "qui visitent les enfants malades, sait s'y prendre avec Oscar, tour à tour gaie, drôle et même impertinente.  Une entente surprenante entre ces deux êtres si différents qui se comprennent si bien. Oscar fait partager son expérience dans les lettres qu'il adresse à Dieu et que Mamie Rose poursuit à la mort d'Oscar.

 

Afin de mieux aider Oscar, Mamie Rose l'initie à chaque étape de la vie  en inventant un jeuoù la un jour compte pour dix ans, ce qui aide beaucoup l'enfant. Il vivra une histoire d'amour avec Peggy blue, une jeune fille victime d'un problème sanguin qui la rend toute bleue. Mais la jalousie de Sandrine va empoisonner leur relation et il aura une aventure avec Brigitte, une jeune trisomique. Le temps passe très vite pour lui et bien que Peggy Blue soit retournée chez ses parents, il pense que la vie est un magnifique cadeau et les trois derniers jours, il pose sur sa table une simple pancarte où il a écrit « seul dieu a le droit de me réveiller

 


  « Milarepa », le bouddhisme tibétain

4- On est en pleine guerre en 1942 dans une belgique occupée. Joseph, fils unique d'une famille juive menacée, est alors confié à la comtesse de Sully puis au père Pons, curé de campagne, un " juste " comme on dira plus tard, » qui protège des enfants, cachant leur identité avec l'aide des villageois et surtout de mademoiselle Marcelle, une pharmacienne qui procure de faux papiers aux enfants. Dans ce clamat apaisant, Joseph et son ami Rudy découvre peu à peu l'amitié et l'importance d'une culture à transmettre, le père Pons essayant de maintenir une indispensable diversité en réunissant toutes sortes d'objets provenant d'une culture menacée de destruction.

5- Jun est un adolescent âgé de quinze ans,un révolté errant dans les rues de Tokyo, dans la grande ville loin d’une famille qu'il n'évoque jamais. Sa rencontre avec un maître du sumo va être déterminante, se lançant dans la pratique de ce sport qui semble si peu fait pour un jeune homme maigre qui ne sera de cette race de sumos qui sont des forces de la nature. Mais la force dans ce sport n'est pas tut et requiert aussi intelligence et acceptation de soi. Et Jun se demande si devenir sumo n'est pas aussi atteindre à une certaine image de soi, une sérénité qui est l'antithèse de la violence qu'il ressent.

6- Madame Ming n'a à la bouche que ses dix enfants éparpillée dans l'immense "empire du milieu". Quelle provocation au pays de l'enfant unique ! Mais n'est-ce pas plutôt son jardin secret, un fantasme qu'elle aime à répéter pour s'en convaincre elle-même.

  http://d.gr-assets.com/books/1327952876l/7722655.jpg    Eric-Emmanuel Schmitt - Les dix enfants que madame Ming n'a jamais eus.   Oscar et la dame rose   Monsieur Ibrahim and The Flowers of the Qur'an

 

* Oscar et la Dame rose

 

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25 janvier 2013 5 25 /01 /janvier /2013 13:50

Éric-Emmanuel Schmitt

 

Éric-Emmanuel Schmitt, un des auteurs les plus lus et représentés au monde.  © Catherine Cabrol


Éric-Emmanuel Schmitt "conteur caméléon" comme l'a écrit Fabienne Pascaud dans Télérama ? [1] En tout cas, un écrivain protéiforme, un intellectuel multiforme qui embrasse bien des genres de la littérature, débordant sur le cinéma ou la musique. Son itinéraire personnel est assez linéaire, sans bouleversement ou fracture, un enfant issu de la bourgeoisie lyonnaise, né le 28 mars 1960 à Sainte-Foy-les-Lyon dans la banlieue huppée de Lyon puis fréquentant le lycée du Parc, fleuron des établissements lyonnais situé aux Brotteaux, dans "les beaux quartiers".

 

Sa vocation, Éric-Emmanuel Schmitt dit luimême qu'elle est née lors d'une représentation de Cyrano de Bergerac avec Jean Marais, à laquelle l'avait emmené sa mère« à seize ans, j'avais compris -ou décidé- que j'étais écrivain.» Un penchant pour le théâtre qui ne le quittera jamais. Sa vocation sera confortée pendant un voyage dans le désert saharien propre à la méditation, où le silence apaisant le conforte dans la voie qu'il s'est tracée. Il va d'abord s'engager dans les études philosophiques, passant son doctorat en 1987 sur le sujet "Diderot et la métaphysique," [2] discipline qu'il enseignera ensuite de Saint-Cyr où il commence sa carrière jusqu'à Chambéry.

 

Avec ses pièces de théâtre, il rencontre très vite le succès, notamment avec La nuit de Valognes et Le visiteur, primé plusieurs fois aux Molières en 1994.Il a la chance d'avoir de grands interprèrtes, Alain Delon et Francis Huster dans "Variations énigmatiques" ou Jean-Paul belmondo dans "Frédérik ou le boulevard du crime". Il écrit aussi de courtes pièces pour des associations caritatives, "L'école du diable" avec Francis Huster ou "La culture ça change la vie".

 

Deuis les années 2000, il se consacre surtout à la nouvelle et au roman, choisissant des personnages historiques comme le Christ dans "L'évangile selon Pilate",  Adolf Hitler dans "La part de l'autre"  ou sur le mythe de Faust. Dans son Cycle de l'invisible, il traite de l'impact des religions qu'il met en scène à travers des nouvelles sur les grandes relaigions monothéistes dont certaines eurent une audience considérable. [3]

 

Dans sa quête, sa volonté d'expérimenter de nouveaux modes d'expression, il cherche dans son autofiction "Ma vie avec Mozart" le contrepoint mélodique à la musique des mots, devenant aussi composition et réalisant même un CD.Se tournant vers le cinéma, il porte à l'écran plusieurs de ses nouvelles dont Odette Toulemonde en 2007 ou Oscar et la dame rose en 2009 [4] où il aborde des thèmes comme le droit au bonheur ou le degré de liberté de l'individu.

 

      

 

Naturalisé Belge en 2008 [5] et membre de l'académie de Belgique, il prend néanmoins en 2012 la direction du théâtre Rive-Gauche [6] pour y représenter ds créations contemporaines, revanant ainsi à ses premières amours.

 

Notes et références
[1] Interview de Fabienne Pascaud dans Télérama n° 3077 du 03/01/2009
[2] Publiée en 1997 sous le titre "Diderot ou la métaphysique de la séduction"

[3] On peut citer Milarepa sur le bouddhisme, Monsieur Ibrahim et les fleurs du Coran, sur le soufisme, Oscar et la dame rose  sur le christianisme, L'enfant de Noé en 2004 sur le judaïsme ou Le sumo qui ne pouvait  pas grossir en 2009  sur le bouddhisme zen.

[4] Odette Toulemonde, qui donne son nom au recueuil, avec Catherine Frot et Albert Dupontel, Oscar et la dame rose avec Michèle Laroque et Max von Sydow.

[5] « De même qu'on appartient  à sa famille et qu'on choisit ses amis,    je viens de France et j'ai choisi la Belgique.  Et si cette seconde nationalité-là me paraît amicale,  c'est parce que, comme l'amitié, elle s'est décidée à deux :  je t'ai choisi, tu m'as choisi. »(Interview au journal Le Soir, 15 juin 2008)

[6] Situé 6 rue de la Gaîté, dans le quartier Montparnasse, le Rive-Gauche est un ancien cabaret devenu un cinéma puis un théâtre privé en 1986.

 


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25 janvier 2013 5 25 /01 /janvier /2013 10:59

Eric-Emmanuel Schmitt publie un nouveau recueil de nouvelles Les deux messieurs de Bruxelles, tandis qu'au théâtre Rive Gauche, on joue sa pièce Anne Franck, un hymne à la vie mis en scène par Steve Suissa et Billy Holliday


Référence : Éric-Emmanuel Schmitt, Les deux messieurs de Bruxelles, Albin Michel, 288 pages, novembre 2012. 

 


Éric-Emmanuel Schmitt, un des auteurs les plus lus et représentés au monde.  © Catherine Cabrol

 

« On apprend la sagesse en expérimentant le chagrin.»  Eric-Emmanuel Schmitt

 

Les deux messieurs de Bruxelles est formé de cinq nouvelles avec comme fil conducteur des vies en perspective sur le thème de l'amour. Il nous entraîne dans l'histoire de Jean et Laurent qui se qui se posent des questions sur le mariage et la parentalité, avec cet homme qui retrouve sa dignité d'être humain à Auschwitz grâce à l'amour d'un chien, avec ce curieux amour d'un second époux pour le premier mari de sa femme , avec les remors d'une mère rongée par la culpabilité après la mort de son fils, avec  l'histoire de ce couple confronté à la découverte d'une maladie génétique.

 


Dans une interview,  Éric-Emmanuel Schmitt, donne son sentiment sur les thèmes qu'il aborde dans ses nouvelles, où il développe différentes formes que peut revêtir l'amour. [1]

 

Pour lui, l'amour et la confiance sont les éléments moteurs de la condition humaine. Ses nouvelles sont inspirées d'histoires vraies et évoquent les liens subtiles qui soudent un couple, deux êtres plus cet amour qui les transcendent.

 

Dans Les deux messieurs de Bruxelles, la nouvelle qui donne son titre au livre, lors d'un mariage dans une église où un home et une femme sont unis par un prêtre, deux hommes célèbrent leur mariage,  à leur façon. Ils tisseront un lien puissant avec David, l'un des enfants du couple hétérosexuel qui deviendra finalement leur fils symbolique.

 

Dans la deuxième histoire, Le chien, qui se déroule à Auschwitz, le docteur Samuel Heymann, retrouvera le sentiment d'être vraiment une personne, et sa confiance en lui, grâce à un pauvre animal vagabond. Le chien n'a pas de préjugés, il n'est pas raciste et accueille l'homme sans a priori, contrairement aux bourreaux nazis. L'homme à travers cette expérience pourra réapprendre à vivre après la terrible expérience des camps et après avoir survécu à l'horreur de la Shoa. Une leçon de vie où un animal, par sa simple présence et son regard d'amour, parviendra à reconnecter un homme à l'humanité.

 

  Fichier:Eric-Emmanuel Schmitt 20100330 Salon du livre de Paris 2.jpg  Au salon du livre en 2010

 

Dans Ménage à trois, une jeune veuve autrichienne se remarie et curieusement son nouveau conjoint se prend de pasion pour cet homme disparu dont il voudra qu'il voudra défende la mémoire et à tout prix faire connaître. Dans
Un coeur sous la cendre, il aborde le problème de  nos attitudes en face de la souffrance, surtout losqu'il s'agit d'un enfant et la confrontation aux prélèvements et aux greffes d'organes. Curieux amour que celui de cette mère qui préfère son nevau à son propre fils. Mais la mort va passer par là et la culpabilité va entraîner la mère dans le drame. Confrontation à la mort mais aussi à des maladies terribles comme la mucovicidose -dont on dit que Chopin était atteint- et qui posent la question existentielle de savoir si l'on peut supprimer une vie, et dans quelles conditions. En tout cas, il n'existe pas de bonne solution et conclut l'auteur, « La plupart des problèmes éthiques relèvent du tragique.» 

 

Pour lui, il est difficile sinon impossible de se faire moraliste quand on traite de la complexité de l'être humain et des sentiments qu'il peut éprouver, « de leur volatilité, de leur évolution, quand on essaye de mettre en avant ce qui se cache sous certaines émotions. » Juger est déplacé et sans intérêt, aussi bien soi que les autres,  l'important est de montrer sa compassion, de rechercher une vérité qui qui de toute façon fugace et si difficile à saisir sous ses multiples aspects. La réalité du quotidien ne définit pas la totalité de l'être, caractérisé aussi dans ses intentions autant que dans ses actes. L'imaginaire joue dans cette quête identitaire un rôle considérable, c'est une aide indispendsable pour appréhender la réalité et faire la part des choses sans sombrer dans les frustrations. « Beaucoup de désirs et d'aspirations s'accomplissent allégoriquement. Le symbole construit tout autant une histoire d'amour que le visible, » comme dans Les deux messieurs de Bruxelles où les deux homosexuels compensent leur frustration du désir d'enfant en vivrant leur paternité discrètement par l'intermédiaire de David, l'enfant de l'autre couple.  

 

Il tient à dissocier amour et sexualité. Dans l'amour, il y a projet de vie ensemble, projection commune dans l'avenir tout en acceptant son entité mystérieuse. La sexualité est synonyme de pulsion cherchant la jouissance et seul l'amour peut s'épanouir dans le mariage, y compris pour des personnes de même sexe. L'homoparentalité est est la conséquence, qu'elle provienne d'une insémination artificielle, d'une procréation médicalement assistée ou plus simplement d'une adoption. Cette reconnaissance éviterait bien des drames, notamment en cas de décès de l'un des parents...  alors « cessons de nier la réalité, entendons la souffrance des autres. »

 

A notre époque, Un coeur sous la cendre et L'enfant fantôme l'attestent, les gens éprouvent beaucoup de difficultés à supporter la souffrance, les privant ainsi d'une part de leur humanité. Comme si, dans nos sociétés du bonheur, le malheur n'avait plus droit de cité. Il confesse avoir longtemps « refusé ce qui le gênait . » L'expérience lui a appris à relativiser, à admettre, faisant de l'épreuve un travail sur soi qui rend plus fort, un attribut du bonheur car « se mesurer à sa douleur rend meilleur et rapproche des autres. » Le bonheur s'apprécie d'abord en collant à la réalité quotidienne et ses difficultés, ses avanies mais chacun doit rechercher sa propre vérité au fond de lui-même car il n'existe pas de réponse collective. La vie, c'est aussi un mystère qu'oil faut assumer. 

 


 

 

[1] Interview parue dans le journal "Le point" du 1er décembre 2012

 

 

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