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24 janvier 2013 4 24 /01 /janvier /2013 14:57

Federico Garcia Lorca à Grenade


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Avec son frère francisco en 1918  Garcia Lorca avec Dali et Bunuel

Federico Garcia Lorca homme de tous les talents, peintre, pianiste et compositeur, choisit finalement l'écriture, le théâtre au début puis devint le poète considéré comme le plus doué de sa génération, surtout après la parution de son recueil Romancero Gitano en 1928.

 

Il naît dans une famille aisée le 5 juin 1898 dans cet extrême sud espagnol, but ultime de la "Reconquista", qui l'a beaucoup influencé et qui restera son port d'attache, à Grenade entre la maison natale de Fuente Vaqueros et la maison familiale de San Vicente où il aimait passer ses vacances.

 

Son séjour à Madrid dans les années 1920 ne lui sera guère bénéfique. Il va abandonner rapidement son expérience théâtrale après le cuisant échec de sa pièce El malefico de la mariposa (Le maléfice du papillon) et verser dans une dépression tenace, supportant de plus en plus mal son homosexualité et sa rupture avec son ami Salvador Dali.

Écrivant en pensant à son enfance « on revient de sa jeunesse comme d'un pays étranger, » il restera toujours attaché à son terroir andalou et à la région de Grenade où s'est formé en grande partie sa sensibilité d'artiste et de poète.

 

San Vicente, la maison de famille
Revenant chaque année passer la saison estivale, il y écrira, surtout dans la décennie 1926-1936, des œuvres importantes comme Noces de sang et Pleur pour Ignacio Sanchez Mejias.

Cette résidence familiale située à la Vega de Grenade est maintenant une maison-musée qui a largement conservé son aspect initial. On peut y voir nombre d'objets ayant appartenu à Garcia Lorca, des manuscrits et des photos bien sûr mais aussi des dessins et des tableaux.

 

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Fuente Vaqueros, sa maison natale
Sa maison natale au paseo de la Reina a aussi fait l'objet d'une belle restauration pilotée par la 'Diputation' de Grenade. Cette demeure fut à l'origine une ferme traditionnelle de la région de Grenade, construite en 1880 par son père Federico Garcia Rodriguez.


Devenu veuf, il se remarie avec donna Vicenta Lorca Romero et Federico y naîtra en 1898 et y passera toute son enfance, conservant de nombreux documents du poète ainsi que des objets et des outils lui ayant appartenu. Rachetée en 1982 et devenue une ferme-musée, son grenier a été aménagé en salle d'expositions et un centre d'études consacré au poète a également été ouvert.

 

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Informations complémentaires

  • Federico Garcìa Lorca, "La maison de Bernarda Alba et Noces de sang", Traduction Marcelle Auclair, André Belamich, Gallimard/Folio n° 282, 251 pages, 1973 (édition de poche), isbn 2070339068
  • Ian Gibson, "Le Cheval bleu de ma folie - Federico Garcia Lorca et le monde homosexuel", traduction de Gabriel Iaculli, éditions Le Seuil, collection Biographie, 435 pages, mai 2011, isbn 978-2-02-101122-7

Quelques résumés de ses oeuvres

 


Noces de sang scene centre dramatique nl.jpg

- Noces de sang [1]
Lorca s'inspire d'un fait divers relaté en juillet 1928. Mais c'est seulement en 1931 qu'il commencera à composer sa pièce. Il la termine au cours de l'été 1932. Créée le 8 mars 1933 à Madrid où elle remporte un grand succès, acclamée pendant des mois à Buenos Aires, elle a fait le tour du monde et malheureusement son triomphe a obscurci tout le reste de l'œuvre de Lorca, en associant durablement pour la majorité son image à celle d'un auteur exclusivement andalou, folklorique. Non qu'elle manque de beauté : noble architecture, scènes admirables, mais elle trahit une excessive volonté de flatter le goût du public par sa frénésie déclamatoire et son lyrisme facile.

 

- La maison de Bernarda Alba
Parti d'un souvenir d'enfance qui l'avait beaucoup impressionné, Lorca s'était proposé de composer un simple "documentaire photographique" sans "une goutte de poésie". Mais son génie en a décidé autrement. Il a fait de La maison de Bernarda Alba, comme l'affirme son frère don Francisco, peut-être la plus poétique de toutes ses pièces. En déplaçant l'action du début du XXe siècle à la veille de la guerre civile dont les premiers crépitements se font entendre, il instaure un climat brûlant de revendications, de troubles sociaux qui s'étend aux domestiques exploités, à toutes les femmes dominées. La prose incandescente brûle toutes les fleurs du lyrisme. Et la poésie dès lors se nomme révolte.

  1. Image prise lors d'une représentation de Noces de sang par le Centre dramatique national espagnol

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 Statue et effigie de Garcia Lorca à Fuente Vaqueros
<<<<<<<<<<<<<<<<<<< Christian Broussas - Feyzin - septembre 2011 - <<<<<<< © • cjb • © >>>>>>>>>>>>>>>>>
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30 décembre 2012 7 30 /12 /décembre /2012 15:29

Carlos Fuentes, globe-trotter mexicain

        <<<<<<<<<<<<<<<< Fiche en cours de réalisation >>>>>>>>>>>>>>
    <<< Carlos Fuentes (1928-2012) écrivain et diplomate mexicain >>>
   A la mémoire du grand romancier mexicain décédé le 15 mai 1912 à Mexico
                   <<<< Prix Cervantes 1987 >>>>

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. . Avec sa femme Silvia                               A Mexico peu avant sa mort  

 

Curieux destin pour cet écrivain qui a passé une grande partie de sa vie hors de son pays et dont l’œuvre en est tout imprégné. Carlos Fuentes né à Ciudad de Panama le 11 novembre 1928 de parents diplomates, a passé son enfance entre les Amériques et l’Europe. Il choisira plus tard la carrière diplomatique l’obligea à se partager entre Mexico, Paris [1] et Londres, où il vivait une partie de l’année. Dès l’âge de deux ans, il effectua son premier voyage en bateau jusqu'à Quito en Équateur puis, dans un train à crémaillère qui escalada les Andes, ce qu’il appela son « traumatisme initial.»

 

Son enfance se déroula entre Quito, Montevideo, Rio de Janeiro, Washington, Santiago du Chili et Buenos Aires. Ce n’est qu’adolescent à l’âge de seize ans, qu’il retournera vivre au Mexique d'abord comme élève du collège français puis à l'Université de Mexico faire ses études de droit. Il rejoindra alors l'Institut des hautes études de Genève et travaillera pour l'État mexicain auprès de l'Organisation internationale du travail. Il s’établira finalement à Londres à partir de 1986.

 

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  Avec Gabriel Garcia Marquez                                     Et Octavio Paz en 1995

Dans son autobiographie, [2] il parle avec émotion de son attachement au Mexique malgré l'image souvent négative qu'il en a donné dans ses œuvres de fiction. Ce lien compliqué avec son pays et avec l’Amérique latine, se fondait aussi dans la continuité de son rapport culturel avec sa latinité. C'est la littérature qui fonde a relation à son pays dont il a écrit malicieusement qu'il était un « mélange bien dosé de Quetzalcoatl et de Pepsicoatl, avec quelques gouttes de tequila en plus. »

 

Dans ses œuvres, l'écrivain a toujours défendu les bienfaits du métissage culturel, malgré les conflits entre passé et présent ou les rapports entre l'Europe et l'Amérique. Pour lui, « l’art donne vie à ce que l’Histoire a assassiné. L’art donne une voix à ce que l’Histoire a nié, passé sous silence ou persécuté. L’art soustrait la vérité aux mensonges de l’Histoire.  »

 

Carlos Fuentes est le mardi 15 mai 2012 mort à l'hôpital Angeles de Pedregal de Mexico à l'âge de 83 ans. Ses cendres seront transférées au cimetière du Montparnasse, à Paris, où reposent déjà ses deux enfants, son fils Carlos et sa fille Natasha. Il avait déclaré récemment : « A Paris, je me sens comme à la maison, très content et entouré de beauté. ».


À la mort de son fils Carlos Fuentes Lemus, Carlos Fuentes cita ces mots de Blaise Pascal : « Ne dis jamais : "je l'ai perdu", dis plutôt : "je l'ai rendu" ».

 

Christian.Broussas at orange.fr


Quelques citations de Carlos Fuentes
« Existait-il une seule vie véritablement achevée, une seule vie qui ne fût promesse inaccomplie, possibilité latente, plus encore… ? Ce n’est pas le passé qui meurt avec chacun de nous. C’est l’avenir. » "Les années avec Laura Diaz"


« L'habitude augmente le plaisir mais tue l'amour. » "Anniversaire"


« Tu contemples un abîme et tu me donnes le vertige. » "Terra Nostra"


« La route droite, cette ligne ininterrompue jusqu’à la frontière où elle brisait le verre illusoire de la séparation, la membrane invisible entre le Mexique et les États-Unis… » "La frontière de verre"

 

Bibliographie

  • "Ce que je crois", dictionnaire autobiographique, éditions Grasset, 2003
  • "Cervantès ou la Critique de la lecture", essai, 1976

Voir aussi

  • Michel Gironde, Carlos Fuentes : entre hispanité et américanité, L'Harmattan, Paris, 2011, 521 pages
  • Florence Olivier, Carlos Fuentes ou l'imagination de l'autre, Éd. Aden, Croissy-Beaubourg, 2009, 477 pages

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          Ses obsèques à Mexico [3]                 Sa maison San Jeronimo Mexico         Avec sa famille en 1988

 

Notes et références

  1. Il a été ambassadeur du Mexique en France de 1974 à 1977
  2. Ce que je crois, dédiée à son fils Carlos Fuentes Lemus. Il avait pourtant dit : «  Ecrire une autobiographie, c’est comme graver des mots sur sa propre tombe. »
  3. Au premier plan, sa femme Silvia Lemus et le président Felipe Calderon

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