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5 octobre 2020 1 05 /10 /octobre /2020 13:14

    
 

Deux nanas et leurs mecs rêvent tout haut à l’endroit où elles se sentent vraiment le mieux.
Mutine, Florence dit à sa copine : «  Tiens, on va jouer à un petit jeu : Où est-ce que tu te sentirais vraiment le mieux ?
Après un petit instant de réflexion, Chantal lui répond : « Ah, moi, attends un peu, oui, ce serait pendant les vacances, allongée sur une plage en train de me faire bronzer…
Florence ajoute en commentaire : « Oh oui, je te vois bien avec les pieds dans l’eau et la tête au soleil. »
Et son copain Joël d’ajouter : « Et la chatte à l’air aussi » sous les rires de son pote Milou.
- Et ça vous fait rire les mecs ! constate Chantal avec un sourire malicieux tandis que Florence fait semblant d’être outragée.
 

Florence, la nana de Joël, qui veut absolument reprendre la main, lui demande :
- Et toi mon chéri, où est-ce que tu te sentirais le mieux.
Et Joël sans se démonter : « Mais ma chérie, bien sûr c’est entre tes cuisses… j’y passe des moments merveilleux… et j’y fais des séjours prolongés… le nirvana.
Là, il est prudent de ne rien ajouter, pas parce qu’il n’y a plus rien à dire mais parce que c’est une question de survie.

 

Milou, jamais en vaine de blague, enchaîna sur une courte histoire de son cru : « C’est comme cette manie des femmes de toujours poser des questions absolues, surtout quand les mecs se sentent bien et ne pensent à rien : "Ô mon chéri, est-ce que tu m’aimes ? Est-ce que tu m’aimes vraiment ?"
Le chéri en question qui sent bien qu’il faut aller dans son sens pour être peinard, lui répond invariablement sur un ton qui se veut rassurant :
- Mais bien sûr ma chérie que je t’aime…
Et bien sûr la fille le crut.
Et bien sûr, il était cuit. »
Ce qui fit tout juste sourire les filles.

 

Sans se démonter, il enchaîna sur une nouvelle histoire.
- C’est l’histoire d’un mec qui dit à une femme qu’il ne connaît pas : « Oh chère madame, mes compliments, vous avez un très beau cul ! » La femme, rouge de colère et de confusion, le voua aux gémonies et le traita de tous les noms d’oiseaux.
Ce même mec alla vers une autre nana et lui tint ce langage : « Oh chère madame, mes compliments, permettez-moi de vous dire que vous avez un très gros cul ! Il possède vraiment une ampleur magnifique !»
La femme, aussi rouge de colère et de confusion que la précédente, le voua aux gémonies et le traita de tous les noms d’oiseaux.
Morale de ma fable : Faites à une femme des compliments ou dites-lui des insanités, peu importe, vous aurez toujours tord, alors parlez-lui donc plutôt de la pluie et du beau temps. De toute façon, ce sera alors de la faute de la météo !

 

Allez, faites pas cette tête les filles ; Juste une petite dernière pour me faire pardonner.
Cette fois, la dame est chez son docteur qui l’ausculte et lui dit :
- Vous me faites une crise aiguë d’appendicite madame.
- Ah, une crise aiguë dites-vous ?
- Oui madame, je vous le confirme, une crise aiguë.
- Ah, et c’est grave docteur ?
 

     
Les nanas de Niki de Saint-Phalle

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<< Christian Broussas • Milou et Joël © CJB  ° 04/10/ 2020  >>
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21 mars 2020 6 21 /03 /mars /2020 21:34

                          PATRON   versus    EMPLOYÉ

 

     Après tout nous ne sommes que de braves français …
              
« Tu as entendu ?  Notre chef est mort ! »
- « Oui ! et je me demande bien qui est mort avec lui »
 « Comment ça, avec lui ? »
 « Ben, dans l’annonce ils ont écrit :
Avec lui disparaît un de nos collaborateurs les plus compétents » 


Le chef à un collaborateur :
 « Voila la quatrième fois cette semaine que vous êtes en retard. Qu’est-ce que vous en concluez ? »
- « Qu’on est jeudi ! »


« Dites, Dupond, vous avez vu l’heure ! Pourquoi arrivez-vous seulement maintenant au bureau ? »
 « Parce que, hier, vous m’avez dit que je n’avais qu’à lire mon journal à la maison ».

Un entrepreneur demande à un collègue :
« Pourquoi tes collaborateurs arrivent-ils toujours à l’heure ? »
- « C’est tout simple : j’ai 30 collaborateurs et seulement 20 places de parking ! »


Lors de son discours de prise de fonctions, le nouveau chef à ses employés :
- « Ne me considérez pas comme votre chef mais comme un ami qui a toujours raison ».

AUSSI LONGTEMPS QUE MON CHEF FERA SEMBLANT DE BIEN ME PAYER…
JE FERAI SEMBLANT DE BIEN TRAVAILLER !

- « La maison voudrait bien vous engager mais, hélas, nous n’avons pas de travail pour vous en ce moment ... »
- « Oh ... Vous pouvez m’engager quand même, le travail ne m’intéresse pas tant que ça ... »


Le chef réprimande sa secrétaire :
-  « Qui vous a dit que vous pouviez vous tourner les pouces ici toute la journée, simplement parce que je vous ai embrassée une fois ou deux ? »
La secrétaire avec un large sourire :

- « Mon avocat, Monsieur ! »

- « Pourquoi Dupond ne fait-il rien aujourd’hui ? »
- « Cette semaine, il remplace le chef ... »


Un collaborateur à son chef :
- « Vous m’aviez bien promis une augmentation si vous étiez content de moi ... »
- « Bien sûr ! Mais comment puis-je être content de quelqu’un qui me demande plus d’argent ! »

Le chef du personnel :
- « Vous commencez lundi et vous serez payé selon vos prestations »
Le candidat :

- « Désolé, mais je ne peux quand même pas vivre que de ça »

Le responsable RH :
- « Nous cherchons quelqu’un qui n’a pas peur du travail et n’est jamais malade »
- « OK, engagez-moi, je vous aiderai à chercher »

 
- « Chef, ce soir, ma femme voudrait que je fasse les courses avec elle. Est-ce que je pourrais partir deux heures plus tôt ?
 « Il n’en est pas question ! »
- « Merci, chef !  Je savais bien que vous ne me laisseriez pas tomber ! »

Mon patron m’a enfin donné plus de responsabilités …
Il m’a dit que j’étais responsable de tout ce qui va de travers.

Quand je demande une augmentation, mon travail est sans importance …
Cependant quand je demande des congés, je deviens INDISPENSABLE ...

Le lundi, je suis comme Robinson Crusoë :
j’attends Vendredi  !!!
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<< Ch. Broussas, Dialogue au bureau 21/03/2020 © • cjb • © >>

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21 mars 2020 6 21 /03 /mars /2020 21:26
Le grain de beauté    (46)

-Oh, cher madame, je crois qu’on se connaît, que je vous ai déjà vu quelque part, dis-je à cette charmante personne que je croise.
Entrée en matière on ne peut plus classique mais difficile d’être à tout coup original. La dame, gênée, outrée, intéressée, allez savoir, joue les ingénues, genre :
- Mais monsieur, je ne vous permets pas…
À entame classique, réponse classique. S’il fallait attendre de permettre pour qu’on se permette… mais passons, de toute façon, la réponse n’a guère d’importance.
 - je me permets d’insister parce qu’on n’oublie pas une aussi jolie femme que vous.
Là, j’ai marqué un point. « Jolie femme », elle note ça pour son journal intime ou les jours de déprime.
Qu’est-ce qu’elle ne va pas pouvoir raconter à ses copines : »Ah, figure-toi que…. »
- Ah, mais si, j’y suis, enchaînai-je, quelle que soit sa réponse, je vous reconnais maintenant. C’est bien vous qui avez un si joli grain de beauté sur la fesse gauche.
Succès garanti.
Aussitôt, regard noir même si elle a les yeux bleus, elle monte sur ses grands chevaux avec réplique sur le même registre.
- Mais, Je ne vous permets pas, devrait-elle répondre, indignée.
Notez la réponse stéréotypée qui n’est là que pour sauver les apparences. Si elle fait mine de s’éloigner, ce n’est qu’un artifice qui fait partie du jeu. Donc pas de panique, il est facile de la retenir.
- Je vous assure, continuai-je, je suis fort bien placé pour avoir une vue panoramique sur cette partie de votre anatomie.
Et sans lui laisser le temps de répliquer.
- Prenons un exemple : Je me place derrière vous et j’ai immédiatement une vision à 180 degré en gros plan rappelant un tableau d’Ingres où on voit une jeune femme dans la même position avantageuse, tentant de se retourner pour aller voir derrière se qui se passe. Il est vrai qu’on peut préférer le tableau de Courbet qui est plus intéressant, je vous l’accorde, avec une vue panoramique dans l’autre sens, mais ne grillons pas les étapes.
Dieu a bien eu raison de ne pas doter les femmes d’un troisième œil derrière la tête. Sûr que pour se coiffer, ça n’aurait pas été facile mais ça aurait enlevé beaucoup aux relations entre hommes et femmes.
Bref, en l’état actuel des choses et de l’anatomie féminine, il faut bien que les hommes contrôlent le port arrière de ces dames, examinent si rien ne cloche, que tout est en ordre et prêt pour une petite balade.
De toute façon, la dame, philosophe, ne peut que constater qu’elle ne peut empêcher quiconque de mater son corps même qu’on ne peut toucher qu’avec son consentement même tacite.
Elle peut même tenter d’avoir le dernier mot avec une phrase passe-partout en disant :  « - Ah mais… Avez-vous bientôt fini à la fin ?
Et vous de rajouter :
- La fin chez madame. Vous n’y penser pas. C’est impossible. Reprenez votre fiche technique, vous verrez qu’il y est bien indiqué : PRÉLIMINAIRES. Comment voudriez-vous que j’arrête aux préliminaires, ça ne ferait pas sérieux. Et je suis un homme sérieux, moi madame ! D’ailleurs, j’ai la fiche technique officielle, oui avec l’extension .gouv, estampillée du ministère de la santé. Alors, pas de problème, vous pouvez avoir confiance.
Si elle sourit, c’est gagné !
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L’œil de Caïn         (23)
C’est comme quand un homme fait le poireau sur le trottoir ou à la terrasse d’un bistrot en attendant que sa femme "fasse ses emplettes", en fait s’adonne au vice du lèche-vitrines et du shopping.


Pendant ce temps, il regarde nonchalamment tout ce qui entre dans son champ de vision pour se passer le temps. Un homme normal qui ne louche pas (s’il louche c’est pour d’autres raisons) et qui n’est affligé d’un strabisme divergent qui ouvre vraiment trop son champ de vision, a une vision de quelque… disons 120 degrés. Il balaie peinard tout ce qui passe à leur portée, l’esprit en sommeil, le cerveau sur la touche pause, pessimiste sur le proche retour de son épouse.

Parfois, le regard accroche un point de vue intéressé, ça fait partie des avantages du shopping, et immédiatement, le balayage s’arrête et le cerveau passe du mode automatique au mode arrêt sur image. Et la pupille zoome sur l’objet en question pour afficher en grand l’image qui s’affiche sur votre rétine.
Ah, parfois ça vaut la peine de poireauter une heure sur le trottoir !
Et bien entendu, c’est le moment précis que choisit votre femme pour réapparaître et vous coller dans les bras les fruits de ses pérégrinations.
« Ah dit-elle j’ai cru que je ne m’en sortirais jamais ! » Et immédiatement : « Mais qu’est-ce que tu regardes. Oh mon dieu, le cul de cette grosse pétasse qui essaie de faire passer son 42 pour un 38, que ça la boudine de partout ! » Son cas est plié ; le jugement est sans appel. Grosse, grosse, ça peut se discuter… Mais de toute façon, la discussion n’est pas ouverte. Elle vous attrape par vos abattis pour vous emmener loin de cette croqueuse d’hommes qui allait se jeter sur vous comme un vol de criquets dans un champ de blé.
Alors, en une nanoseconde, vous repassez direct en mode automatique.
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On peut aussi transposer dans une situation plus intime.
 [Où est-il exactement ce grain de beauté ?]
- Attends, mets ton doigt chérie, je vais te guider.
- Non, non, beaucoup trop haut, encore trop haut, non, beaucoup trop bas, trop bas chérie…
- Et bien trop tard chéri, je suis m’en vais, je suis déjà en retard !
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Les principes de Bruno (Mon corps est à moi)      (21)
Mon pote Bruno est un homme à principes, droit dans ses bottes diraient certains. L’autre jour, je lui mets le marché en mains, lui disant :
- Figure-toi, tu rencontres une dame qui profite d’un endroit tranquille pour se jeter sur toi en susurrant : « Oh, prends-moi, prends-moi, mon corps t’appartient, il est à toi.
(Ça arrive souvent, si, si, je vous assure, surtout à la campagne)
Qu’est-ce que tu fais ?
Tu lui dis : « Ah je vous en pris chère madame, cachez ce corps que je ne saurais voir, pas de tartuffinades entre nous. Votre corps vous appartient !
 Bruno, face à ce dilemme cornélien, est prêt à sortir son joker. Mais je ne lui en laisse pas le temps.
- Tu pourrais aussi lui rétorquer : « Oh bien sûr chère madame, votre corps est à vous mais si vous voulez, je peux mettre le mien à votre disposition. Je vous fais don de ma personne comme un certain maréchal en son temps a fait don de la sienne à la France.
- Et si elle te prend au mot, t’intimant de passer à l’acte, qu’est-ce tu fais ? Tu tergiverses par exemple en lui disant : « Mais bien sûr, selon le principe de précaution indispensable, je n’en puis disposer qu’avec circonspection, tact et mesure. »
Là, elle risque de devenir violente.
- Tu ne peux quand même pas lui répondre : « Oh, certes votre proposition est alléchante et mérite d’être prise en considération mais d’un point de vue juridique, vous restez propriétaire de votre corps et moi, toujours du même point de vue juridique, je n’en ai que la jouissance ! »
[Ajouter : 3 réponses : la prendre illico re résister 3 secondes
conclure avec l’histoire des 2 curés : l’expérience (dans les dents la robe)]
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Ah les femmes, me direz-vous…
Ah les femmes, me direz-vous… Tenez prenez les deux dernières grandes guerres.
En 14-18, si on avait mis des régiments de femmes dans les tranchées, sûrement que les Allemands auraient appréciés.
Voyez ça d’ici, les « petites franssouzes » appelant les soldats allemands dans une tenus règlementaire mais affriolante, leur disant : A l‘attaque,  les premiers arrivés seront les premiers servis !
C’est comme en 1940 : Ce n’était pas sur la ligne Maginot qu’il fallait attendre les Allemands, c’est à Paris. Que’st-ce que vous voulez que les Allemands aillent foutre sur la ligne Maginot dans toutes ces casemates humides qui sentaient mauvais.

Les Allemands, ils ne sont pas partis à Moscou mais à Paris. Quand l’état major leur a dit, « Enfourchez vos chars, tous à Moscou », ils se sont dits « Bof, allez à Moches coups voir les grosses rousses », alors ils ont rétorqués « on n’a pas assez d’essence pour allez jusqu’à Moscou et puis les routes sont mauvaises », bref, ils faisaient de la résistance, marchaient à reculons.
Alors, l’état-major a dit : « Cap à l’ouest, tous à Grosse Paris voir Petite Françouze, pépites femmes de Pigalle. » Ils enfourchèrent illico leurs terribles engins, prirent l’autoroute pour allez plus vite puis disparurent.
Le char d’assaut (Dassault)  --  Le moulin rouge
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Ah les femmes, me direz-vous, elles tiennent à officialise leurs liaisons, façon de dire au monde entier (ou presque) « Voilà, je suis casée, on va d’abord se fiancer et faire les choses dans les règles. » (selon l’expression convenue)
D’abord, aller demander (toujours officiellement) la main de la supposée demoiselle à son père, un type tout autant motivé que vous et qui n’a à priori aucune raison de vous la refuser, surtout si vous vivez avec la donzelle en question depuis un certain temps.
mais au lieu de vous la faire classique, avec demande coincée et génuflexion, vous pouvez "innover" quelque peu.

D’où ce dialogue de la donzelle avec sa meilleure amie.
- Oh raconte-moi vite, alors ces fiançailles, comment ça s’est passé ?
- Ah m’en parle pas. Il a vraiment exagéré ! À peine avait-t-il obtenu ma main qu’il a un peu tiré dessus, comme ça mine de rien, pour que je m’approche de lui. Une petite pression supplémentaire et le métacarpe y est passé, puis
et, ô tu n’imagines pas, tout a suivi, il ne s’est pas contenté de ma main, il a continué à tirer doucement et l’épaule est venue et il a tout pris le prédateur… tout en me disant que de toute façon, il avait l’aval de mon père… puisque c’est lui qui lui avait donné ma main.
Ah, quelle histoire !
- Ben voilà, au moins c’est fait, lui dit sa copine. De toute façon il n’est plus temps maintenant… quand le vin est tiré, il faut le boire !
Et sa copine lui fit un clin d’œil : « Alors, tchin, tchin et à notre santé ! 
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Au commissariat de police                (34)
Savez-vous, il faut de tout pour faire un monde. Cette fable moderne en est la parfaite illustration. Tenez, l’autre jour, dans un commissariat un policier reçoit des plaignants.
Un couple se présente.
Le policier : Que puis-je faire pour vous ?
- Ben, mon mari, y veut pas me battre.
- Comment ça, pourquoi voudriez-vous qu’il vous batte ?
- Parce que je suis MASO.
- Vous vous appelez Mado ?
- Non, non, c’est bien MASO qu’on m’appelle.
Le policier, légèrement excédé s’adresse au mari.
- Et vous, vous refusez de battre votre femme si j’ai bien compris.
- Affirmatif monsieur le policier.
- Et pourquoi diable refusez-vous de rosse madame ici présente, qui apparemment est parfaitement consentante ?
-Oh, ça lui ferait bien trop plaisir !
Un type qui les accompagne s’adresse au policier.
- Je confirme monsieur le policier, ils s’appellent bien Sado-Maso. On ne choisit pas son nom.
- Et, vous, qui êtes-vous donc, râle le policier de plus en plus énervé.
- Moi, monsieur le policier, on m’appelle "Deux en un"
- Quoi, éructe le policier interloqué. Et pour quelle raison, s’il vous plaît ?
- Sauf votre respect, parce que je suis sado par devant et maso par derrière !
- Oui, oui, assure le couple, y’a pas de problème. D’ailleurs, on va rentrer ensemble.

À bout, le policier avise le type derrière eux.
- Et vous, vous êtes avec eux ?
- Pas du tout monsieur le policier.
- Et vous, cher monsieur, on vous appelle comment ?
- Ah, monsieur le policier, moi, c’est  "Jamais deux sans trois" !
Alors le policier hors de lui, les apostrophe sans façon :
- Fichez-moi tous le camp, allez oust dehors, vous ne voudriez pas que je vous donne mes menottes pour vos petits jeux par hasard !
Et tous en chœur :
- Oh comme c’est gentil, monsieur le policier, on s’osait pas vous le demander mais puisque c’est vous qui proposez…
 
        
 
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<< Ch. Broussas, Pts dialogues 2 -  06/03/2020 © • cjb • © >>
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21 mars 2020 6 21 /03 /mars /2020 20:34

             Petits riens et je ne sais quoi

              

Histoires suisses

Ça n’a pas de sens
C’est l’histoire d’un Suisse et d’un Français qui habitent juste à la frontière. Le Suisse dit au Français
- Sais-tu donc que la frontière traverse mon jardin. Si j’écarte les jambes, j’ai une jambe en Suisse et une jambe en France… 
Le Français le regarde en souriant et lui répond :
- Et ta queue, elle n’serait pas en  zone franche par hasard !
Le Suisse ne se démonte pas et, du tac au tac :
- Ben, ça dépend…  si tu tires à gauche, elle est en France et si tu tires à droite, elle est en Suisse… Enfin, ça dépend dans quel sens tu es !
Le Français lui sourit et dit :
- Et les boules, hein, tantôt elles sont d’un côté, tantôt elles sont de l’autre je suppose, ça ne m’étonne pas que les Suisses soient NEUTRES.
Publicité entendue à la radio (de Genève)
Abonnez-vous vite au tout nouveau système de communication, vous aurez accès à l’internet le plus rapide de Suisse !
Histoire de métiers
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- Mon mari était boucher.
- Mon dieu, bouché, dites-vous ?
- Ben oui…
- Et il n’a jamais essayé de se faire déboucher !
- Mon mari était tailleur.
- Ah, il était ailleurs, alors il n’était jamais là !
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Histoire d'une naissance 
C'est une femme qui est en train d'accoucher mais le bébé ne veut pas venir et ça dure, ça dure...
Alors, le mari qui n'y tient plus, s'adresse à la sage-femme en criant : « Vite, vite, téléphonez à un huissier en lui disant que c'est urgent,Téléphonez à un huissier ! »

La sage-femme, ahurie, pense que le mari a pété les plombs. Comme elle ne réagit pas, le mari lui crie à nouveau, à la limite de l'apoplexie : « Faites quelque chose... Vite, vite, téléphonez à un huissier en lui disant que c'est urgent, très urgent, que c'est pour une expulsion ! »

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Le GPS
- Avez-vous lu la dernière statistique du ministère des transports ? Et bien, elle prouve que les femmes ont moins d’accidents que les hommes.
- D’accidents cérébraux ?
- Mais non, d’accidents de la route !
- Ah, ben c’est évident…
- Et pourquoi donc, je vous prie ?
- Tout simplement parce que les hommes les évitent… D’habitude, les hommes leur font du rentre dedans… mais pas sur la route… Toute règle souffre d’exceptions, n’est-ce pas !- C'est curieux quand même...
- Non, non, pas du tout. Le femmes au volant s'en prennent plutôt aux portails, aux murs de clôture, de garage. Il semble qu'elles aient développé une véritable phobie des murs, y'a guère que la muraille de Chine qui puisse leur résister !
- Bof, vous dites n’importe quoi.
- Pas du tout. Pas du tout. Tenez, je viens d’acquérir le dernier gps, un petit bijou de technologie, avec une option très spéciale qui n’est accessible qu’aux hommes et qui s’intitule "femmes à l’horizon".
- Ah, vous dites vraiment n’importe quoi.
- Pas du tout. Quand il en détecte une, il m’avertit immédiatement : « Femme au volant, faites demi-tour, femme au volant, faites demi-tour ». La dernière fois, j’ai tout juste eu le temps de monter sur le trottoir. Et qu'est-ce que je vois dressée devant moi telle la statue du Commandeur : une fliquette ! À croire qu'elle sortait de la bouche d'égout... J'eus beau lui expliquer que c'était la faute de mon GPS, elle a refusé de me croire.
Et je me suis chopé une prime… comme quoi, y’a pas de justice !

Après, dans les statistiques, on va dire que les hommes montent sur les trottoirs deux fois plus les femmes… vraiment, y’a pas de justice !
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Adam et Ève
Au-delà des différences physiologiques, quelle différence y a-t-il donc vraiment entre un homme et une femme ?
Pour mieux comprendre, prenons un exemple à partir du symbole ô combien représentatif de la pomme.
Quand Ève voit la pomme, que fait-elle ? Be, tout simplement, elle la bouffe, elle la croque à belles dents sans se préoccuper des pépins, et pourtant, des pépins après, elle en a eus !

Quand Adam, qu’on appellera en l’occurrence Newton, voit tomber une pomme, que fait-il, est-ce qu’il la bouffe bêtement. Point du tout, il la contemple longuement et se demande pourquoi il se l’ai prise sur la tronche alors qu’elle aurait tout aussi bien pu s’envoler dans le ciel ou se dérober à sa convoitise comme les pommes d’or du jardin des Hespérides.
C’est ainsi qu’une simple pomme devint l’élément fondateur de la gravitation universelle. Il avait transformé un simple objet en une loi de la physique et son symbole en représentation métaphysique !

Fortiche le mec, chapeau à Adam-Isaac, alors qu’avec Ève, on ne sait même pas si c’était une Golden, une Grany ou une Canada !
Depuis, tous les archéologues et les anthropologues du monde cherchent désespérément les pépins d’Ève et c’est  entre eux une véritable pomme de discorde !
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 Gros cochon, porc, verrat
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LA LOIRE
Je suis née paisiblement à l’abri d’une belle montagne, bercée par la brise qui caresse souvent les plateaux ardéchois. Mais ne croyez pas que je suis une belle endormie, je peux aussi, beaucoup plus loin en aval, me mettre en colère et brasser des flots furieux.
Il paraît que je suis l’un des derniers fleuves sauvages d’Europe, alors il faut bien que je fasse honneur à ma réputation !

« Quelle direction prendre ? », me suis-je demandée, perplexe. À l’est, pour mélanger mes eaux à celles du Rhône et me jeter dans cette mer fermée qu’est la méditerranée : très peu pour moi. Au sud, oh, ça ne me dit rien, il y fait trop chaud. Au nord, oui au nord, filer à travers la France, la traverser pour aller jusqu’au Rhin, le frère jumeau du Rhône dont, dit-on, les chutes sont exceptionnelles. Ah, les chutes de Rhin, j’en suis jalouse d’avance !

J’ai donc filé au nord mais… paf, j’ai pris un de ces calottes ! Je me suis heurtée à une barre rocheuse que je croyais transpercer sans péril ; présomptueuse ! J’ai ainsi, toute piteuse, sans m’en rendre bien compte, été déviée à l’ouest. Mais j’y ai gagné, j’ai rencontré un ami avec qui je me suis alliée. Nous avons mélangé nos eaux et je l’ai appelé mon Allier. À deux, je me sentais plus forte et on a décidé de foncer plein ouest, émerveillée par un large val baigné par une douce lumière (douceur angevine)

Nous sommes passés rapidement à Orléans, mon Allier m’a dit « pas intéressant, il n’y a paraît-il que des pucelles là-bas » puis Tours où bien sûr, il avait peur qu’on lui joue des tours mais nous nous sommes ensuite vautrés dans la douceur angevine. Que la région est belle, si agréable par ici : on devrait y construire de grands et magnifiques châteaux où les belles dames pourraient exhiber sans retenue leurs superbes parures dans des demeures dignes des plus grands rois.

J’y serais une princesse vaporeuse, au port alangui par le sommeil, dans les bras d’un prince fier et grand seigneur qui serrerais avec amour sa "belle au bois dormant".  Je ne regrettais en rien le nord et les fameuses "chutes de Rhin". Je m’étais fait d’autres amis, des affluents qui grossissaient mes eaux, me fortifiaient pour m’entraîner au loin vers des terres inconnues qui, tout à la fois,  me transportaient, me donnaient le vertige et me faisaient froid dans le dos.

Il ne restait plus qu’à se laisser porter par les eaux vives mais arrivée en vue de Nantes, on m’arrêta en me disant : « Oh malheureuse, n’allez pas plus loin, vos eaux seront un jour rougies par les Colonnes infernales de Carrier », d’autres me mirent en garde contre la tentation bretonne, « Oh la, n’allez pas au nord, souvenez-vous du dicton "Tête de Breton, tête de cochon" » et les cochons, ce n’est pas ce qui manque là-bas,  alors je me résolus à me jeter à l’eau en quelque sorte, à me jeter dans les bras de l’Océan atlantique, de mélanger mes eaux douces à ses eaux salées, de nous enlacer dans la douceur du Gulf Stream ou à rejoindre la quiétude de la mer des Sargasse .
À moins que nous ne tombions tous les deux dans le gouffre d’un cyclone ou pire, qui sait ? Ô toi immense Océan leTitan, fasse que ton père le grand Ouranos nous préserve du triangle des Bermudes !


                                   
    
<< Christian Broussas – Petits riens... - 04/09/2019 - © cjb © >>

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21 mars 2020 6 21 /03 /mars /2020 20:24
1- Dans la cuisine




Une dame dans sa cuisine. Elle rince quelque chose dans son évier quand un homme arrive derrière elle et l’enlace lascivement.
- Oh, c’est toi chéri ?
" Chéri", tout éberlué lui répond :
- Ben… oui, qui veux-tu que ce soit ?
Assez décontenancé, il n’a pas le temps de gamberger car immédiatement elle réagit, lui répliquant d’un ton naturel :
- Oh grosse bête, c’était pour te taquiner… et ça a marché. Ah, ah, ah, tu ne marches pas, tu cours.
Quand même, sa répartie l’a refroidi.
Moralité 1 : Méfiez-vous du naturel féminin… lui aussi revient au galop !
Surtout dites bien CHÉRI, comme Colette… pas votre copine, non, l’écrivaine (comme on dit maintenant). Faites lui confiance, elle s’y connaissait en roueries… et en hommes, elle savait comment s’y prendre avec eux et se les mettre dans la poche.
Moralité 2 : Méfiez-vous d’une femme qui vous appelle CHÉRI, si ça se trouve, c’est parce qu’elle a oublié votre prénom ou qu’elle balance entre deux réponses possibles.
Si elle insiste par des questions  insidieuses, une tactique de recherche d’informations, c’est qu’elle cherche à vos tirer les vers du nez et deviner votre identité.
Moralité 3 : Dans le jeu du chat et de la souris, soyez vigilant si vous ne voulez vous retrouver dans le rôle du chat.
C’est toujours la même dame qui s’apprête à sortir et se vrille le cou et les reins pour tenter de voir derrière elle comment tombe sa robe. Belle attitude qui n’en dénote pas moins torsion douloureuse pour un résultat aléatoire.
Si vous lui offrez (gracieusement) vos services en lui disant « demande-moi, je suis bien mieux placé que toi pour voir ton dos », vous risquez d’être vertement remis en place.
Vous faire traiter de voyeur ou de gros cochon.
Moralité 4 : Abstenez-vous d’intervenir, occupez-vous de vos affaires et (éventuellement) prenez des photos, ça pourrait être drôle.
Voyeur, passe encore mais "gros cochon", faut pas pousser…
Vous pourriez lui répondre mine de rien, à la manière de Cyrano : « Oh,  merci ma chérie… » (ou mon cher amour, mon tendre cœur, mon adorée  ou toute autre formule dithyrambique qui vous traverse l’esprit.
Moralité 5 : N’ayez pas peur d’en rajouter, là où vous trouvez que ça fait beaucoup, elle trouvera toujours le compliment un peu court. Mais si elle sent que vous en faites un peu trop, elle en sera quand même flattée.
« Oh,  merci ma chérie pour le compliment… Ah c’est si agréable d’entendre ça de ta jolie bouche ! »
Moralité 6 : Pour reprendre la main, il faut trouver l’ouverture qui pourrait la déstabiliser. (Ici, doublement de compliment, qui plus est, un tantinet ironique)

« … D’autant plus agréable que je n’y suis guère habitué… » ou « qui me touche particulièrement » ou « qui augure une belle journée… »
Moralité 7 : Pousser votre avantage  jusqu’à son terme, tant que vous trouverez des idées pour alimentez la discussion.
Si elle réplique « inutile de persifler et de changer de sujet…  »
Moralité 8 : Persistez dans l’humour, beaucoup de femmes en manquent, c’est donc un bon filon !
Si elle réplique « De toute façon, avec toi, c’est toujours pareil » ou« arrête de me prendre pour une conne…  »
Moralité 9 : Quand elle décentre la discussion en changeant de sujet, faites comme si de rien n’était et surtout, gardez la main.
Au besoin, recentrez la discussion.
Assurez-la de votre bonne foi, du genre « je t’assure, je suis très touché d’être ton gros cochon préféré. »
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Super méthode pour mincir



Attention, en préalable, je voudrais attirer votre attention sur le fait de ne pas confondre Mincir et Maigrir.
En tout cas, Jany a trouvé la solution.
Jany et l’assiette cassée qui reçoit la terrible pression newtonienne, une belle assiette en porcelaine de Limoges (on ne mange que dans du Limoges) vraiment impardonnable.
Newton après avoir reçu une pomme sur la tête avait tout compris, le cosmos n’avait plus de secret pour lui.

Remarque : il n’a pas reçu n’importe quel fruit mais une pomme, même si on ne connaît pas la variété de la pomme, sans qu’avec une Golden, une Canada ou tout autre, le résultat aurait été identique, c’est-à-dire qu’il aurait eu une bosse sur la tête ?
Seconde remarque : on ne sait pas davantage quelle pomme Ève a croquée, une pomme un peu verte qui agace les dents, une pomme d’or du jardin des Hespérides, une pomme de discorde… mais ça n’aurait probablement rien changé… mais on sait que la pomme en question contenait des pépins… à vous de conclure.

Ceci est d’autant plus déplorable qu’il n’y a jamais eu de reconstitution. On n’a d’ailleurs jamais retrouvé le trognon de la pomme qu’a croqué Ève, on ne sait rie, si les pépins ont germé, pas moyen de faire une analyse génétique.
 Vous imaginez, miss France dans le rôle d’ qui étire sa longiligne silhouette et se fait avoir à tous les coups, elle s’étire, et hop c’est raté… une fois, deux fois, trois fois… y’a de quoi aller chercher un fusil… C’est vrai, ça finit par énerver !

Bon, revenons à la méthode Jany. Voilà qu’elle me casse une assiette en porcelaine de Limoges en deux. Bon prince, (vous me connaissez) je ne dis rien, ne moufte mot. Une belle assiette cassée en deux, ce qui fait qu’elle a passé le repas à manger dans sa demi-assiette. Autrement dit, comme c’est très mal élevé de se resservir, elle n’a mangé qu’un demi repas ! 
Et voilà comment elle est rentrée dans sa robe. CQFD
Vous avez vu le résultat.
Aussi mesdames, suivez dès demain le régime Jany : cassez vos assiette, allez-y gaiement, le service de la belle-mère, hop comme les russes avec les verres… ça fait de la place dans le living !
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Un jour particulier

En ce jour particulier, nous fêtons aussi nos 50 ans de mariage.
En cette occasion, outre l’urne que nous ferons passer, je voudrais présenter à Madame tous mes plus sincères hommages et les déposer à ses pieds (passage à l’acte avec révérence et difficulté pour se relever)
Ouh la la, qu’est-ce que ça va être aux 70 ans de mariage ! Va falloir que je prévois une voiture télécommandée, clac, clac et le tour est joué (faudra pas oublier de mettre des piles)
Pour les 100 ans de mariage, vaudra mieux prévoir un drone…
À ce propos, vous pouvez sortir vos agendas : retenez bien la date le 5 juillet 2069… Vous êtes bien sûr tous invités.
Et donc pour marquer cette occasion, j’ai prévu de lire à Madame un petit texte sous forme d’un SONNET, c'est-à-dire un poème classique (très court) comprenant 2 quatrains et deux tercets.

Sonnet aux souvenirs
Comment ne pas évoquer le passé
Comme autant de si merveilleux moments 
En petits bonheurs grappillés au temps,
Au détour de quelques instantanés.
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Comment aujourd’hui ne pas convoquer
Quelques images de nos souvenirs
qui affleurent et qu’on peut ainsi cueillir
Lorsque l'on aime et que l'on est aimé.
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Ô quel cœur pur, ô quelle âme bien née
Il me souvient de ces yeux étonnés,
Quelques perles de joie, sel de ma vie.
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Ce jour si particulier a scellé
Ainsi, pour la vie, nos deux destinée
Car ma foi,  tu seras toujours ma mie.
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 << Christian Broussas Leçons de choses - 3/07/2019 © • cjb • © >>
 
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7 novembre 2019 4 07 /11 /novembre /2019 13:04

Cette fois tu n’as plus un radis,
La moindre branche de céleri,
Plus de beurre dans les épinards,
Et plus une goutte de pinard,
Tout juste quelques vieux brocolis,
Plus rien pour pimenter ta vie,

Tu te dis que les carottes sont cuites,
Que t’es pas prêt de retrouver la frite,
Que c’est vraiment la fin des haricots,
Même pas un petit plat de cocos,
Alors tu te sens très souvent tout mou
Et pour un rien, tu te prends le chou.

Las, tu as comme du sang de navet,
Gringalet, maigrelet comme un panais,

La tête aussi farcie qu’une citrouille
Et pas un poivron pour la ratatouille,
Tu t’occupes à peine de tes ognons,
Passant souvent pour un gros potiron,
Ou une espèce de grand cornichon
Fauché qui n’a plus du tout de pognon.

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Tu en as vraiment gros sur la patate,
Avec la peur diffuse que ça rate,
Bouffant les pissenlits par la racine,
Ou à engloutir des tas d’aubergines,
Je ne vous raconte pas des salades,
T’es pas vraiment frais, bien dans la panade
Même avec un petit pois dans la tête,
Et les idées plutôt floues, un peu blettes,
Juste un pois chiche dans le ciboulot,
Avec, pour tout dire, un cœur d’artichaut.

Alors, plutôt que faire le poireau,
Croquer la tige amère du taro,
Être berné par de fausses morilles,
Ou te vendre pour un plat de lentilles,
Pour bien déguster le jus de la treille,
Va falloir aller gagner de l’oseille.

<< Christian Broussas – Légumes - 08/11/2019 - © cjb © >>

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7 novembre 2019 4 07 /11 /novembre /2019 03:52

      
 

Le pigeon pigeonnant

Ah, pour pigeonner, ça pigeonnait ! Court vêtue, elle ne passait pas vraiment inaperçue à la fête foraine. Mon copain Max qui la connaissait lui fit la bise et l’apostropha :
- Ben dis-donc, ça pigeonne grandiose aujourd’hui ! Tu es bonne pour figurer dans le "tableau d’une exposition". À mon humble avis, tu en montres trop ou pas assez.
 

Elle paraissait assez flattée de cette remarque, nous gratifiant d’un charmant sourire.
- Ah, je vois que j’ai affaire à un connaisseur, lui répondit-elle du tac au tac, tandis que sa copine riait franchement.
 

- Enfin, en ce qui me concerne, ce serait plutôt « pas assez » mais bien sûr les goûts et les couleurs, ça ne se commande pas, n’est-ce pas ! Ah, le tissu est cher, on a beau tirer sur les bords de la mini jupe, pas moyen de la rallonger… à moins d’acheter de ces jupes à taille unique… C’est pratique, tu sais, en tirant dessus on passe illico du 38 au 46… magique hein.

Magnanime, elle répondit toujours en souriant : « Et bien messieurs, vous êtes en présence d’une taille 40 et d’un superbe 95 B bleu et rose à dentelles. » 
 

Mon ami continua sur le même registre, toujours tout sourire, me poussant du bras pour le soutenir et abonder dans son sens. La détaillant du regard, j’ajoutais alors d’un air faussement sérieux :

- Et… c’est tout du naturel, aucune volonté de tricher avec la nature ? À notre époque on ne sait jamais… on vit une drôle d’époque quand même. Il vaut mieux se méfier des apparences… et procéder aux vérifications nécessaires.

Si vous aviez vu la tête qu’elle nous fit ! Offusquée et même offensée la demoiselle qui nous jura tous ses dieux que tout était dans un état que nul bistouri n’avait jamais effleuré ! Écologique en quelque sorte, sans adjuvant, sans bouts de plastique ou de polystyrène pour tricher avec la nature.
 

- Attention, dans ce cas-là, il y aurait matière à poursuivre pour faux et usage de faux, publicité mensongère, tromperie sur la marchandise… poursuivit mon ami, qui exploitait le filon.

Et bien sûr, nouvelles dénégations de la demoiselle qui nous tira élégamment une petite langue toute rose.

- Ah, aaah… rétorqua Max, moi je veux bien te croire sur parole mais quand même, il me faudrait une preuve dûment attestée par une rigoureuse palpation.
- Ah, non, non, non, on ne touche pas messieurs, pas question, vous devez me croire sur parole, dit-elle en jouant toujours le jeu.
 

Bien sûr, sans conviction, on en rajouta encore un peu sur les "fraudes à la personne" mais elle se tapa sur les fesses en nous défiant.
C’était un sacré tempérament !
Max en profita.
- Pas la peine d’essayer de te regarder les fesses, tu n’y arriveras pas. Tu peux tout juste attraper un torticolis. Demande-moi plutôt. Moi au moins, je suis bien placé… très bien placé… et l’œil du spécialiste en plus…
Ah, le galbe est parfait, surenchérissais-je.


Avec un petit rire mutin, elle nous fit une moue hautaine :
- Rangez donc vos blagues salaces, petits sacripants. Alors attention jeunes gens intrépides, pas touche, on regarde mais on ne touche pas. En matière de drague, vous avez beaucoup de progrès à faire et en tout cas, aujourd’hui vous êtes recalés, pas même admis à l’oral de rattrapage !

Et elle partie, impériale sur ses talons, nous laissant tous les deux piteux et sans voix. Décidément, ce n’était pas notre jour.

 

Le dernier Kiwa

Dimanche après-midi, belle exposition de voitures anciennes au camping de Saint-Amour dans le Jura. Pas forcément très anciennes d’ailleurs mais quand même, quelques beautés qui s’étaient justement fait une beauté pour l’occasion : des américaines arrogantes aux amples formes, des françaises rutilantes, coquettes, les incontournables Citroën Traction avant et DS 19 ; seule une "Trèfle" de 1938 trônait au milieu du site.

En fait de vieilles voitures, la plupart n’étaient pas plus vieilles que moi, certaines étaient même plus jeunes ! Je leur en ficherais moi, des vieilles voitures à cs malappris
!

Côté matériel agricole, beaucoup de tracteurs dont les plus anciens crachaient une fumée noire, hoquetant, trémulant de toute leur vieille mécanique devant l’air satisfait de leur propriétaire. Et puis à la fin de la file, une espèce de tracteur à trois roues que je reconnus sans peine : un Kiwa, le fameux Kiwa qui avait accompagné ma jeunesse. Ici, dans ce département montagneux, on était trop pauvres pour avoir de "vrais" tracteurs, et puis avec des pâturages si pentus…

 

Ah le Kiwa, qui se souvient de cet engin à trois pattes qui pétaradait sur les chemins de la commune dans les années d’après-guerre. Teuf, teuf, teuf, le crapeau cahotait en cadence au gré de son moteur diesel qui le propulsait à la vitesse d’une tortue,

 Teuf, teuf, teuf, on riait quand le grand Berre passait sur son Kiwa par la place du village, grand échalas maigre comme un clou qui tressautait au rythme de son engin, hop, hop, hop, sa casquette tressautant au même rythme.
 

Le suivait de près son frère Julien, même gabarit, toujours juché sur un Kiwa, qui tressautait au même rythme, teuf, teuf, teuf , dont le béret se soulevait avec la même fréquence, hop, hop, hop… et nous qui riions à gorge déployée du spectacle assez croquignole qui s’offrait à nous… avec quelques commentaires adéquats.
- Oh Julien, ça crépite ben aujourd’hui sous ta casquette.

Il nous jetait un regard du côté, mine de rien. On continuait de plus belle.
- Oh la la, t’as bien raison Julien, "qui va sano va lentano"…

Et là, il nous montrait une face marquée par un fort tarin en bec d’aigle et nous lançait des « petits saloupiots, j’va vous apprendre à vivre moi » parce qu’il croyait que c’était une insulte !

Au retour des champs, pour peu qu’on fût encore en faction sur la place, même spectacle. Et même rires, mêmes quolibets et mêmes réactions.
La cerise sur le gâteau, c’est quand au retour des champs, les deux frères revenaient ensemble.

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Horoscope personnel

Béliers : Mauvais présage, on pourrait bien vous tondre comme un mouton. Et pas question de « mais, mais… » !
Taureaux : Vous risquez de voir rouge... et dans ce cas vous allez être "olé", olé" toute la journée.
Gémeaux : Si vous apercevez votre image dans une glace, rassurez-vous, ce n'est pas un clone.
Cancers : Méfiez-vous de vous-mêmes : vos "instincts métastasiques" vous poussent à "foutre la merde" partout.
Lions : Vous êtes le roi, bien sûr, mais le roi de quoi ? Réfléchissez bien ! Aujourd'hui, sans aucun doute, celui que chantait Brassens !
Vierges : Le mot lui-même est une provocation. Pour tous les menteurs (et menteuses) de ce signe, pour les vierges sages, devenez folles, pour les vierges folles, est bien "fol qui s'y fie".
Balances : Faire pencher un plateau de la balance risque d'être pour vous un fléau.
Scorpions : Le scorpion de feu de la légende pourrait bien sévir envers tous ceux qui n'ont pas la conscience tranquille (et ils sont nombreux !)
Sagittaires :  Tous les sagittaires (avant de s'en servir) risquent d'être bouchés aujourd'hui... et ils ne sont pas dans la merde !
Capricornes : Eh oui, c'est foutu... Capri c'est fini. Et quant aux cornes, consolez-vous, vous n'êtes pas les plus mal placés; y'a pire!
Verseaux : Verseau... "litaire" ou pas... mais aussi de la belle eau du diamant.
Poissons : Attention, les dames poissons pourraient bien tomber sur un maquereau qui les prenne pour des morues.

 

Les noisettes grillées

X1 « J’étais au marché l’autre jour, furetant dans les allées à la recherche de bonnes affaires, quand mon nez fut attiré par une tenace odeur de noisette grillée qui s’échappait d’un étal un peu plus loin. ».
X2 : « Je reconnais bien là ton sens du concret ».
X1 : « Une agréable fragrance de parfum m’aurait aussi fort intéressé. »
X2 : «  Te connaissant, je n’en doute pas. » 
X1 : « Je suivis donc la trace odorante qui menait à une grande poêle où rôtissaient de petites noisettes toutes rondes qu’on enduisait ensuite de chocolat. »
X2 : « Je me doute bien que tu n’as pas été attiré par une odeur de courge ou de choux-fleurs. »
X1 : « Mon regard fut tout de suite attiré par de petites coupelles pleines d’une pâte chocolatée particulièrement appétissante.
X2 : « "Goûtez monsieur, goûtez notre spécialité aux noisettes pilées et grillées", me proposa une charmante jeune femme avec son plus joli sourire.
X1 : « "Quoi, fis-je en feignant moult grimaces, vous maltraitez ces pauvres noisettes qui n’ont même pas une société protectrice pour lui venir en aide !" Elle me regarda comme si j’avais eu une soudaine éruption de boutons. »
X2 : « Dis plutôt que tu n’avais rien trouvé de mieux pour la draguer. Ah, les hommes, ils voient un jupon et hop… c’est parti ! »
X1 : « Pas du tout, pas du tout, quel malignité instilles-tu dans ma petite plaisanterie. Tout juste une petite galéjade pour faire connaissance. »
X2 : « Tu vas encore me dire que j’interprète ta pensée… Je te connais. »
X1 : « "Oui, poursuivis-je, vous les grillez sans pitié, vous les vouez au feu de l’enfer sans vergogne et vous finissez par les écraser dans des étaux de pierre". Si vous aviez vu sa tête ! L’air ahuri, un rien pincé comme si je l’avais insultée, quand un grand rire sonore a retenti derrière elle. Son mari sans doute. Toute rouge, elle a déguerpi en haussant les épaules. »
X2 : « La pauvre, tu l’as humilié, oui, sans vergogne. »
X1 : « Je lui ai quand même acheté un grand pot à la fameuse poudre de noisettes grillées. »

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Dérèglement climatique.
Noé et l’administration


> > En 2015 après Jésus-Christ, Dieu visite Noé junior et lui dit : « Une fois encore, la terre est devenue invivable et surpeuplée. Construis une  arche et rassemble un couple de chaque être vivant ainsi que quelques bons humains.  Dans six mois, j'envoie la pluie durant quarante jours et quarante nuits, et je détruis tout !"


> >
> > Six mois plus tard, Dieu retourne visiter Noé et ne voit qu'une ébauche de construction navale.
> >
> > - Mais, Noé, tu n'as pratiquement rien fait ! Demain il commence à pleuvoir !
> >

> > - Pardonne-moi, Tout Puissant, j'ai fait tout mon possible mais les temps ont changé : J'ai essayé de bâtir l'arche mais il faut un permis de construire et l'inspecteur me fait des ennuis au sujet du système d'alarme anti-incendie.
> >
> > - Mes voisins ont créé une association parce que la construction de l'échafaudage dans ma cour viole le règlement de copropriété et obstrue leur vue. J'ai dû recourir à un conciliateur pour arriver à un accord.
> >
> >   - L’urbanisme m'a obligé à réaliser une étude de faisabilité et à déposer un mémoire sur les coûts des travaux nécessaires pour transporter l'arche jusqu'à la mer. Pas moyen de leur faire comprendre que la mer allait venir jusqu'à nous. Ils ont refusé de me croire.


> >  
> >  - La coupe du bois de la construction navale s'est heurtée aux multiples Associations pour La Protection de l'Environnement sous le triple motif que je contribuais à la déforestation, que mon autorisation donnée par les Eaux et Forêts n'avait pas de valeur aux yeux du Ministère de l'environnement, et que cela détruisait l'habitat de plusieurs espèces animales. J'ai pourtant expliqué qu'il s'agissait, au contraire de préserver ces espèces, rien n'y a fait.
> >
> >  - J'avais à peine commencé à rassembler les couples d'animaux que la SPA et WWF me sont tombés sur le dos pour acte de cruauté envers les animaux    parce que je les soustrayais contre leur gré à leur milieu naturel et que je les enfermais dans des pièces trop exiguës.


> >
> > - Ensuite, l'agence gouvernementale pour le Développement Durable a exigé une étude de l'impact sur l'environnement de ce fameux déluge. Dans le  même temps, je me débattais avec le Ministère du Travail qui me reprochait de violer la législation en utilisant des travailleurs bénévoles. Je les avais embauchés car les Syndicats m'avaient interdit d'employer mes propres fils, disant que je ne devais employer que des travailleurs hautement qualifiés et, dans tous les cas, syndiqués.
> >
> >   - Enfin le  Fisc a saisi tous mes avoirs, prétextant que je me préparais à fuir illégalement le pays tandis que les Douanes menaçaient de m'assigner devant les tribunaux pour "tentative de franchissement de frontière en possession d'espèces protégées ou reconnues comme dangereuses".


> >
> >  Aussi,  pardonne-moi, Tout Puissant, mais j'ai manqué de persévérance et j'ai abandonné ce projet.
> > Aussitôt les nuages se sont dissipés, un arc-en-ciel est apparu et le Soleil a lui.
> >
> > Tu renonces à détruire le monde ? demanda Noé.
> > Inutile, répondit Dieu, l'administration s'en charge.

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Sacré premier mai

Ah le premier mai, le muguet, quelles senteurs magiques s’exhalent de ces petits bouquets aux clochettes blanches !
Mais où est-elle donc cette fameuse fragrance, si agréable à nos narines, invisible, insaisissable. Pourtant elle existe bien puisqu’on peut respirer son parfum. Ce rien non préhensible existe bel et bien, donc le rien existe et en tant que tel, il n’est pas rien. Tel est le paradoxe de la physique :
Si tout est dans tout, rien n’est pas dans rien.

 

Ah, je me sens vide tout à coup, comme une espèce d’ensemble constitué de riens, confronté au néant. Mais le néant n’est pas rien puisque Jean-Paul Sartre par exemple lui a consacré tout un bouquin, L’être et le néant. Le néant est donc pour le moins constitué de pages et d’encre. Ce n’est pas rien !
Tout de même, sacré brin de muguet ! Vivement le 2 mai !

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Salade et rhubarbe

Les occasions de rire ne sont pas si nombreuses, alors quand Sarkozy prend la parole, il faut en profiter. "Passe-moi la salade, je t'envoie la rhubarbe", telle est la nouvelle formulation à  la sauce "sarkosienne" du dicton « passez-moi la rhubarbe, je vous passerai  le séné ». Pourquoi pas, passe-moi la carotte, je t’envoie le navet ? Sacré navet… et en direct !

 

Les internautes s’en sont donné à cœur joie et j’ai relevé pêle-mêle :
- Quelle salade ? La moutarde lui est montée au nez en voulant ménager la chèvre et le chou !
- Qui peut me passer la rhubarbe, j’ai la salade ?
- Cette nuit, cauchemar : j’ai rêvé que je passais la salade et on ne me renvoyait pas la rhubarbe (ou elle était pourrie) !
-Sarkozy, arrête tes salades ou tu vas prendre une tarte (à la rhubarbe).
- Si tu me donnes des noix de coco, je te donne des ananas.
- Salade de rhubarbe : sauce républicaine.
- Au choix : salade et rhubarbe ou carottes et navets
- Ça me rappelle les paris à la noix où il faut placer des mots incongrus comme rhubarbe dans une réunion.
- La vérité éclate : Sarkozy est en fait un générateur de phrases aléatoire !

 

Pour mémoire, ces quelques vers de Georges Brassens tirés d’une de ses chansons :
- Et nous, copains, cousins, voisins,
- Profitant ( on n’est pas des saints)
- De ce que ces deux imbéciles
- Se passaient rhubarbe et séné,
- On s’partageait leur dulcinée.

Chez Brassens, ça rime, chez Sarkozy, ça rime à rien !
 

        

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18 février 2019 1 18 /02 /février /2019 14:31

Un conte de Noël : les aventures de Circé

 

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C’était par une froide nuit de décembre quand une jeune fille nommée Circé s’enfonça dans les sombres profondeurs de la forêt. Pour rejoindre le village de sa grand-mère à qui elle rendait visite, Il lui fallait cheminer sur un sentier gelé parmi ces milliers d’arbres au fût élancé, ces « colonnes du ciel » comme les appelait Bernard Clavel, qui par endroits masquaient l’étroit chemin. Circé restait vigilante, attentive aux bruits familiers de la forêt, une branche qui s’affaisse sous le poids de la neige, le givre qui craque sous ses pieds. Pas de bruit suspect pour l’instant, si ce n’est le départ furtif d’un rongeur qu’elle avait dérangé.

 

Malgré un petit pincement de cœur, elle n’avait pas peur. Sa Mère Grand le lui avait bien dit : « Ma petite, un jour ou l’autre tu verras le loup mais n’ait pas peur, il paraît beaucoup plus méchant qu’il n’est en réalité. » Elle aimait beaucoup sa Mère Grand et la croyait sur parole. Son frère aîné qui était un chenapan de première, lui avait confié d’un rire sonore : « C’est vraiment bizarre, les filles ont peur d’un rien, d’une souris ou même d’une araignée mais elles n’ont jamais peur du loup !» Ah, ah, ah… » Elle ne trouvait pas ça drôle du tout…  les garçons sont bizarres. Heureusement, son ami Pierre qui était doux comme un agneau, devait s’y connaître en loup puisqu’il lui avait écrit un joli poème intitulé « Pierre et le loup ».

 

Cette nuit était vraiment très froide mais elle avait pris ses précautions, enfilé un gros collant et son Damart, une large cape rouge au tissu innervé de fibres auto chauffantes et un épais bonnet, rouge lui aussi, que lui avait offert Mère Grand. Les mains bien enfoncées dans ses poches, les écouteurs aux oreilles, elle se distrayait en écoutant les chansons à la mode et malgré le froid, consultait de temps en temps ses messages ou en envoyait à ses amies. Ainsi elle avait moins l’impression d’être seule dans cette immensité glacée.

 

Elle arrivait tout près du village de sa chère Mère Grand quand soudain, au détour d’un dernier chemin creux, elle tomba nez à nez avec elle. C’est à peine si elle la reconnut avec ses grandes dents, cet accoutrement inhabituel et ce regard si perçant qu’elle ne lui connaissait pas.

- Mais que fais-tu là grand-mère par ce froid glacial ?
- J’étais allée chercher quelques provisions que j’avais oubliées d’acheter. Ah, que veux-tu, ma mémoire faiblit, elle n’est plus ce qu’elle était…

Quelle voix curieuse avait-elle donc aujourd'hui se dit Circé, soucieuse de ces transformations mais s’efforçant de n’en rien laisser paraître.
Tout sourire, elle invita sa petite fille à venir prendre une collation chez elle.
- Tu as bien un petit moment à me consacrer ; tu sais, à mon âge, je ne reçois guère de visites.
C'est quand même bizarre, se dit Circé, grand-mère si fière d'habitude et qui ne se plaignait jamais.

 

    



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Elle en était là de ses réflexions quand elle reçut un message sur son téléphone.
- Une de tes amies peut-être… ou alors un petit ami qui se languit de toi, s’enquit Mère Grand d’un air chafouin.
En fait, c’était un SMS de son ami Pierre qui s’inquiétait, l’avertissant qu’un vieux loup solitaire rôdait autour du village de sa grand-mère et qu'elle devait rester sur ses gardes.
Dominant son émotion, la jeune fille n’en laissa rien paraître, continuant à complimenter la vieille dame sur ses beaux atours et sa bonne mine.

Cette fois, c’en était trop. Dans son esprit, tout prenait sens, chaque indice s’insérait dans le message de Pierre comme chaque pièce d’un puzzle. Elle ravala sa peur, essayant de prendre une contenance qui ne trahisse pas ses émotions.

- Oh, excuse-moi grand-mère, accorde-moi quelques instants je te prie, ma copine Nathalie a un problème et il faut que je joigne tout de suite Pierre pour qu’il aille la voir.
Il n'y avait plus une seconde à perdre. Aussitôt, elle se connecta au site en ligne SAMI (Super AMazon Intersidéral) pour commander en urgence absolue une super baguette magique dotée de pouvoirs surnaturels, équipée d’un système de translation d’électrons avec simulateur onirique, qui lui serait livrée en temps réel. 

- Voilà grand-mère, j’ai envoyé mon message. Il ne reste plus qu’à attendre la réponse mais rassure-toi, elle ne va pas tarder.
- Ah ma chère petite, je me sens si vieille face à toutes ces nouveautés qui me dépassent.  Allez, viens vite à la maison, nous allons prendre froid à rester immobiles par ce temps.
Mais la jeune Circé était de plus en plus persuadée que le loup, par un maléfice démoniaque, avait pris le contrôle de sa grand-mère pour mieux parvenir à ses fins et dévorer tout cru la tendre enfant qu'elle était.

- Un peu de patience s'il te plaît Mère-Grand. Ce ne sera pas long. Tu sais, avec ma liaison ultra rapide, Il ne faut guère que quelques picosecondes pour transmettre les données ; et parfois encore moins. Ça ne devrait plus tarder.
Et effectivement, quelques instants plus tard, un vrombissement se fit entendre au-dessus de leur tête et un drone atterrit près des deux femmes.

- Oh, quelle merveille de technologie, on n’arrête pas le progrès, ne put s’empêcher de s’écrier la grand-mère, pleine d’admiration.
Pendant ce temps, Circé avait rapidement décroché le paquet de l’appareil et retiré la précieuse baguette magique de l’emballage.

 

La grand-mère, qui ne se doutait de rien, trouvait la situation cocasse et demanda à Circé comment elle comptait aider son amie Nathalie avec cet instrument qui scintillait et dont le bout effilé émettait une lumière vert fluo du plus bel effet.

- Tu vas voir grand-mère, répondit-elle en riant, et tu ne seras pas déçue !

Le regardant droit dans les yeux, elle déclama en gesticulant ces premiers vers d’un poème de Rimbaud, comme une formule magique :
Le loup criait sous les feuilles
En crachant les belles plumes
De son repas de volailles :
Comme lui je me consume.


Elle se mit ensuite à pousser des hurlements en brandissant sa baguette magique « hou, hou, hou… où est le vilain loup qui se cache, hou, hou, hou…  montre-toi sale bête » !
Immédiatement, le loup jaillit de la grand-mère, il en fut comme éjecté par une force irrésistible et resta tétanisé par la découverte de sa mystification.

Puis de la même façon, elle reprit ses mimiques, frappant le sol du pied en émettant de petits bêlements plaintifs « Bê, bê, bê… , oh, où suis-je donc,  Bê, bê, bê… » et, médusée elle-même par ce qui se produisit, le loup se transforma en mouton.
Un simple mouton, commun, pas même d'une race noble et tout étonné de se retrouver dans cette situation peu enviable. La face sombre du loup s'était effacée pour laisser place à ce petit animal inoffensif.

Mais sa joie fut de courte durée...

         

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- Oh mon dieu, que se passe-t-il ! s’écria Circé en serrant sa grand-mère contre elle. Elles n’en croyaient pas leurs yeux et la grand-mère murmura en se cachant dans la cape de sa petite-fille : « Ah, Voilà le cauchemar qui recommence. »

Au bout de quelques minutes, la magie avait disparu et le loup reprit vite son aspect de bête sauvage aux abois. La jeune fille avait trop présumé de ses pouvoirs qui s’étaient évaporés comme par enchantement. Elles tremblaient de tous leurs membres devant la vision infernale du loup ressuscité qui les menaçait.

 

Circé se reprochait de n’être qu’une débutante, de manquer d’expérience et de s’être laissée emporter par son émotivité. Dans le feu de l’action, elle avait oublié de répéter la formule magique des vers rimbaldiens, elle avait sous estimé les pouvoirs magiques de la poésie, sa faculté de rendre intelligible ce qui nous dépasse.

Elle eut beau brandir de nouveau sa baguette en tous sens, la magie fit vite long feu. Elle mélangeait les vers de Rimbaud, s’énervait sans parvenir à inverser le maléfice. Le loup, sûr de sa victoire, riait de toutes ses grandes dents en imaginant le succulent festin qu’il allait faire.

- Ah, ah, ah, lança-t-il avec un rire sardonique, ainsi vous voilà à ma merci. Oh, par tous les diables, j’en salive d’avance !
Puis, devenant soudain sérieux, il ajouta dans un aveu qui sonnait comme un remords :

- Vous savez, je ne suis pas foncièrement méchant, mais telle est ma nature…
- Pitié, pitié, supplia Mère Grand, prenez ma vie, j’ai bien assez vécu, mais je vous en prie, épargnez ma petite fille !

Dans le silence glacé de la forêt, on n’entendait que les pleurs de Circé et les gémissements désespérés de sa Mère Grand.

 

C’est alors qu’on perçut au loin un tapage étonnant, du bruit, de la musique, tout un équipage qui se rapprochait rapidement du grand arbre où elles s’étaient réfugiées. Un petit oiseau voleta au-dessus d’eux et repartit aussitôt avertir les autres.
Circé et sa grand-mère tremblaient de peur sous leur abri dérisoire, sûres de bientôt succomber sous les griffes du loup. Mais curieusement, il ne bougeait plus, figé au milieu du chemin, tendant au vent ses grandes oreilles et son long nez, incrédule, se demandant quelle était la cause de ce remue-ménage. On aurait dit que la forêt se réveillait de sa léthargie hiémale.

 

Dans cet aimable jeune homme qui accourait, Circé reconnut Pierre chaussé de ses bottes de sept lieues et d’un gilet jaune à bandes réfléchissant la couche d’ozone, entouré de ses amis les animaux venus en toute hâte les secourir. En fait, il avait invité tous ses amis les animaux pour préparer la crèche et fêter tous ensemble le beau mystère de Noël. Aussi l’avaient-ils suivi avec joie et empressement pour l’aider à sauver Circé et sa Mère Grand.

---------------------------------------- 4 -----------------------------------------

Pierre et tous ses petits amis de la basse cour exécutèrent une ronde infernale, lançant au loup furieux et apeuré qui poussait des hurlements terribles de bête blessée, des formules incantatoires en rétrécissant peu à peu le cercle autour de lui.
Ils dansèrent ainsi plusieurs minutes qui parurent aux deux femmes une éternité.  Les merles jouaient en cadence de la flûte traversière, le canard du hautbois, le chat de la clarinette et le gros pataud de chien tournait en cadence autour du loup en soufflant dans son basson. Les cors puissants et sonores des ânes semblaient annoncer l’hallali dans une profusion de sons et de lumières.

Le loup, si fier d’habitude, si orgueilleux, pleurait maintenant, poussant de petits cris plaintifs, se repentant par avance de ses mauvais penchants. Circé et Pierre avaient plutôt pitié de ce pauvre hère si faible et si honteux.

Circé hors d’elle, sans bien comprendre encore ce qui arrivait,  se jeta dans les bras de Pierre en sanglotant. Puis ils suivirent en cadence la farandole des animaux en tapant dans leurs mains. Devant ce spectacle édifiant, elle se demanda si dans chaque loup ne sommeillait pas en son sein le plus secret la douce présence d’un agneau.

Pierre se saisit alors de la baguette magique qui lançait des flashs lumineux en direction du loup, récitant d’un trait le quatrain de Rimbaud…  puis prononça avec une moue de dédain qui mortifia l’animal : « Le loup n’a plus les dents longues, non vraiment, il n’a plus du tout les dents longues ! »

Au moment où les douze coups de minuit sonnèrent au clocher du village pour appeler à la messe de Noël, des éclairs multicolores fusèrent dans le ciel comme un feu d’artifice annonçant la naissance du divin enfant et l’on crut distinguer dans un halo de nébuleuses le traîneau du Père Noël surfant sur les nuages, mu par une queue de comète incandescente.

C’est alors que le miracle se produisit : le loup fut comme électrisé, les membres raidis par un flux irradiant qui pénétra son corps, un nuage électrolyte le dissimula quelques instants à leur vue, et à la stupeur générale, apparut alors un loup transfiguré, montrant le meilleur de lui-même, soudain métamorphosé en Père Noël !

Ainsi s’opéra ce nouveau miracle de Noël, le "loup-Père Noël" s’en fut par tout le village, le sourire aux lèvres, l’air affable et avenant,  porter des douceurs et des jouets à tous les enfants, entouré de Circé, de Pierre et de tout l’orchestre des animaux qui l’accompagnait en jouant et en batifolant.
Comme quoi disait Alfred de Musset« il ne faut jurer de rien » !  

 

    

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13 janvier 2016 3 13 /01 /janvier /2016 22:32

Cathédrale de Las Casas Mexique

En arrivant en vue de San Cristobal de Las Casas, dans l’état du Chiapas au Mexique, j’avais la tête pleine de ce que j’avais admiré les jours précédents, ces paysages aussi grandioses, aussi singuliers les uns que les autres, qui donnent une idée de l’infinie ressource d’une nature qui ramène nos œuvres d’art à leurs justes dimensions humaines. Autant d’images emmagasinées, autant de sensations court-circuitant mes références personnelles. Mais je ne m’attendais pas au genre de surprise que je découvris à l’intérieur de la cathédrale de San Cristobal, Notre-Dame-de-l’Annonciation.

Je musardais nonchalamment, le nez en l’air dans cette grande cathédrale dont l’équilibre de l’architecture interne et la relative sobriété me changeaient de l’église Santo Domingo visitée le matin même, cet ancien couvent avec sa façade gris rose aux belles proportions et son intérieur d’inspiration rococo dont les ornements monumentaux dégoulinent de dorures, pourvue d’un surprenant maître autel en bois plutôt tarabiscoté. J’avais visité bien d’autres églises dans ce Mexique religieux où la dévotion semble encore avoir un sens, des monuments insolites croulant de richesses où les murs disparaissent sous les boiseries ouvragées et les peintures de tout format illustrant des scènes de la Bible.

 

L’extérieur m’avait ravi avec cette grande façade tempérée par une couleur d’un jaune tendre, agrémentée d’une multitude de volutes et de décors qui coupaient ses volumes et gommaient son côté monumental. J’entrai un peu blasé par mes visites précédentes, un peu lassé de cet effet répétitif quand je fus attiré par un intérieur qui tranchait justement avec l’excès de décorum que j’avais constaté jusque-là. C’était trop pour moi, j’étais trop raisonnable pour la profusion de ce style rococo et de tout cet or. Trop raisonnable pour cette dévotion à fleur de peau qui paraissait pourtant si naturelle dans ce pays. Mais là, dans la cathédrale, c’était différent.

Curieux, le nez toujours en l’air, j'admirais la nef bien découpée, sa chaire en bois du XVIe siècle et surtout ses admirables retables qui contrastaient avec le reste de l’édifice, me demandant (comme toujours en pareille circonstance) comment les hommes pouvaient parvenir à ce degré de perfection... et pourquoi tant de richesses étalées alors que tant d’hommes vivent dans le plus grand dénuement, alors que des enfants en guenilles mendient devant le porche de ces monuments rutilants qui suent la richesse.

 

Des retables en bois de style baroque, recouverts de feuille d’or et des colonnes contournées dites colonnes salomoniques encadrant des peintures de l’artiste Juan Correa, au fond les grands retables de l’Autel des Rois ( altar de reyes) et sur les murs latéraux les deux retables de même style mais plus modestes, celui de la Vierge de l’Assomption et celui de San Juan Nepomuceno, dominaient l’intérieur de l’édifice. Le nez en l’air à admirer "mes" retables et ELLE par terre, quasiment à plat-ventre, le visage enfoui dans un fichu, le corps tendu pour mieux se mortifier. Je ne l’aperçus pas tout de suite, intrigué par des espèces de gémissements que j’eus du mal à localiser.

 

À l’écart, à-demi cachée dans le clair-obscur d’une niche, elle était allongée sur le sol, implorant la statue d’un saint incrustée dans une alvéole du mur. Je fus médusé par le spectacle de cette femme quasiment affalée sur le beau marbre zébré qui diffusait des dessins géométriques jusque dans les alvéoles et les extrémités du chœur où trônaient des Saints au visage figé, dans une position d'extrême humilité. Bien qu'elle fût face contre terre et que son visage reflétât sans doute l'humilité, une expression de douleur devait la dominer, avec la volonté affirmée de se mortifier, de s'abaisser pour que sa supplication recueille ainsi plus facilement les faveurs du Tout-Puissant. Sans trop savoir pourquoi, elle me fit penser à un gisant, non avec un visage de sérénité comme on le représente le plus souvent, mais à un transi, la face émaciée et le corps décharné, comme celui du roi louis XII et d'Anne de Bretagne que j'avais eu l'occasion de contempler dans la basilique de Saint-Denis au nord de Paris.

Nulle béatitude ici, dans ce corps étendu et convulsif qui priait avec une ferveur telle que tout disparaissait, qu’elle ne voyait sûrement plus rien de ce qui l’entourait. Chaque fibre de son corps semblait participer à l’expression de sa foi, pour parvenir au don total de soi dans une osmose où les âmes puissent se rejoindre. Le silence pesant n’était rompu que par des bruits de chaises, des raclements de gorge qui se répercutaient en écho, s’élevant dans le vaste vaisseau central. La lumière filtrait avec difficultés dans ce coin reculé de l’édifice, ajoutant encore au mystère fascinant dont je venais d’être le témoin.

Sans y penser, je me reculais, fis quelques pas en arrière pour m’éloigner un peu, pour ne pas la déranger dans sa dévotion, comme si ma présence avec mon appareil photo en bandoulière avait quelque chose d’incongru, de déplacé, comme si par mégarde j’étais entré dans un univers où je n’avais pas ma place.

Quel contraste avec la douce ferveur d’un chant liturgique, quand mains jointes, chacun en appelle au ciel, lève le regard vers le firmament qu’il implore sans ostentation, le cœur plein de la certitude de communier ensemble. Ici, visage tourné vers la terre de cette petite femme tout de noir vêtue dans la cathédrale de San Cristobal de Las Casas, là-bas, "chez moi", une tout autre conception avec ces visages tournés vers le ciel pour s’élever jusqu’à Dieu à l’occasion des processions, dans un élan qui voudrait monter aussi haut que les flèches des grandes cathédrales gothiques.

 

Revenant sur mes pas après avoir mitraillé les grands retables, je l’aperçus se relever lentement, le visage en larmes, s’agenouiller en égrenant son chapelet d’un geste machinal tout en bredouillant ce qui devait être une prière. Après une ultime génuflexion, sans un regard alentour, elle rajusta son fichu et s’engagea d’un bon pas dans l’allée centrale comme si elle était désormais pressée et disparut dans l’éclat du soleil qui inondait le parvis de la cathédrale. Qu’avait donc cette pauvre femme de si lourd à porter qu’il fallût qu’elle s’en déchargeât devant Dieu face à terre et dans une attitude de contrition aussi extrême ? À voir sa condition, les vêtements sans grâce d’une simple paysanne des alentours, son air de soumission, d’accepter sa condition sans barguigner, ses pêchés ne pouvaient être que véniels.

Et pourtant, pour elle ce rite avait une autre portée qui tenait d’une pratique essentielle, ancestrale, le gage de son salut éternel. Enfin… c’est ainsi que je voyais les choses. Quelques années plus tard, me trouvant de nouveau en voyage dans un pays d’Amérique latine, je pus assister à une procession de flagellants qui se lacéraient le corps à coups de fouet, en suant sang et eau et en demandant pardon à Dieu et à tous les Saints pour leurs pêchers sous l’admiration subjuguée d’une foule qui les encourageait. Forme de spectacle assez dur, difficile à supporter pour un occidental comme moi qui ait sans doute le cuir trop souple pour ce genre de pratique.

J’avais assez souffert avec D’Arrast , le personnage d’Albert Camus de sa nouvelle La Pierre qui pousse, qui s’impose le tour de force de traverser la ville en portant une énorme pierre de 50 kilos comme signe de reconnaissance pour mieux pouvoir s’intégrer dans une petite communauté brésilienne.

Ces réminiscences, je ne sais au juste pourquoi - sans doute que les liens entre les émotions doivent échapper à toute analyse- me ramenaient à l’image de cette femme dont je ne saurais jamais rien de plus, ombre fuyante gravée dans ma mémoire, à cette rencontre impromptue et silencieuse dans la cathédrale de San Cristobal de Las Casas. --------------------------------------------------------------------------------------------------------------------- << Christian Broussas, San Cristobal - Feyzin, 12/01/2016 - © • cjb • © >>

Pour voter au concours 2016, cliquez sur le lien :

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15 octobre 2013 2 15 /10 /octobre /2013 11:06

- - - - - - - - - - - - - - - - -  Rencontres   impromptues - - - - - - - - - - - - - - - - - -

           

 

 

 

 

 

Douces rencontres des petits matins

Aux sourires rêveurs un peu lointains

Quand bien des gestes simples reviennent

Sans effort et lentement nous entraînent

 

Vers d’autres rencontres, ici ou là,

De la chambre au salon, et voilà,

La joie des tâches accomplies à deux,

De ces petits riens qui rendent heureux,

 

Même gestes reproduits tant de fois

Qui sont aussi naturels que ces doigts

Qui se cherchent, se croisent et se décroisent

Tendrement au rythme de nos émois.

 

Reste le bonheur serein d’être ensemble,

D’aller main dans la main, de marcher l’amble,

De pouvoir vivre la complicité

Qui en constitue toute la liberté.
 

Nulle raison patente à ce mystère

Aussi indicible que la vie sur terre,

Sinon qu’il suffit de trouver le juste ton

Et de laisser les cœurs battre à l’unisson.
 

&-&-&-&-&-&-&-&-&-&-&-&-&-&-&-&-&-&-&-&

- - ------------------ - - -- - - - -  - - - - - -

<<< Christian Broussas, 21/09 2013 © • cjb • © >>> 

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