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30 janvier 2017 1 30 /01 /janvier /2017 12:50

La fête de l’Épiphanie

Début janvier : fête de l’épiphanie
(premier dimanche après le 1er janvier)

 

     

   

D'un mot grec qui concerne une apparition, l'Épiphanie désigne plusieurs manifestations du Christ au monde : la Chandeleur (présentation de l'Enfant Jésus au Temple), le baptême du Christ dans le Jourdain et la transformation de l'eau en vin aux noces de Cana (premier récit d'un miracle de Jésus).

La tradition populaire a restreint l'usage du mot Épiphanie à la visite que rendirent des mages venus d'Orient à l'Enfant Jésus. Ces mages (sans doute des prêtres zoroastriens) symbolisent l'hommage de la science et du savoir à la pauvreté évangélique.

Selon le récit qu'en fait Saint-Matthieu(2,1-12), les mages furent guidés jusqu'à la crèche de Bethléem par une étoile mystérieuse. Une fois arrivés, ils déposèrent devant la crèche l'or, qui évoque la richesse terrestre, la myrrhe, qui accompagne les hommages rendus à un roi à sa mort, et l'encens qui honore la divinité.

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Ce récit, qui n'a pas de fondement historique, a été enjolivé au cours du Moyen Âge. Les mages sont devenus trois Rois prénommés Gaspard, Melchior et Balthazar. L'un d'eux était noir en témoignage de l'universalité du message évangélique.

L'Épiphanie est traditionnellement fixée au 6 janvier mais pour plus de commodité, l'Église catholique la célèbre le dimanche qui suit le 1er janvier. C'est aussi ce jour-là qu'est tirée la traditionnelle galette des Rois. La fève cachée dans la galette rappelait à l'origine l'Enfant Jésus que les mages avaient longtemps cherché en suivant l'étoile.

À noter qu'en Espagne, ce sont les Rois mages qui distribuent des cadeaux aux enfants sages le jour de l'Épiphanie (et non pas à Noël).

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Andrea Mantegna, Adoration des mages, Triptyque des Offices (~1460)

Les 3 rois mages rendent hommage à l'enfant Jésus qui en retour effectue un signe de bénédiction. Jésus, Marie et Joseph sont auréolés et habillés simplement, tandis que les rois portent des vêtements et des bijoux luxueux. Au premier plan, Gaspard présente une coupe de porcelaine chinoise remplie de pièces d'or. Derrière lui, Melchior le jeune barbu tend un encensoir turc et Balthazar, sur la droite, tient une coupe fermée faite de jade.

 

En complément, un petit quiz :

1- Les premières fèves en porcelaine apparaissent :

En 1530 En 1874 Pendant l’antiquité

2- D’où vient le nom frangipane ?

D’un italien Pompéo Frangipani, maréchal de France sous Louis XIII D’un pâtissier français Eugène Frangipane Du frangipanier, un arbuste à fleurs originaire des Antilles

3- La "Coca" est une spécialité régionale :

Du Sud Ouest De Provence Des États-Unis

4- Un collectionneur de fèves s’appelle :

Un flabophile Un fèvophile Un fabophile

5- La tradition de la galette des rois à l'Élysée a été mise en place : 

En 1982 sous François Mitterrand En 1975 sous Valéry Giscard d'Estaing En 1960 sous le général de Gaulle

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Réponses : 2 + 1 + 1 + 3 + 2

 

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2 avril 2013 2 02 /04 /avril /2013 15:11

Dans la famille Robin, Hadrien Robin (1591-1666), prototype tourangeau des grandes familles de financiers, fut l’un des plus importants financiers du XVIème siècle et fit partie de ceux qu’on appelait « Ces Messieurs des Gabelles ». [1]

        

 

Avec son ami Claude Chatelain [2] et son parent Thomas Bonneau, il exerça un véritable monopole financier entre 1630 et 1660, participa largement à l’effort de guerre pendant la guerre d’Espagne –dite guerre de Trente ans- jusqu’à la signature du traité des Pyrénées en 1659 et sut aussi rejoindre à temps Mazarin et le pouvoir royal pendant La Fronde. Comme investisseur, il intervint en particulier dans les Fermes générales, participant aux Grandes Gabelles entre 1632 et 1663 et au Convoi de Bordeaux [3] entre 1641 et 1652. [4] De même, son autre tante Catherine Robin épousa un Charles Quentin qui n'est autre que le frère de Bonaventure Quentin, tourangeau lui-aussi, grand financier, fermier général des Gabelles de France de 1632 à 1655 et l'un des fondateurs de la compagnie de la Nouvelle-France. [5]

         

Hadrien Robin représente le symbole même des liens et alliances qui existaient entre les grandes familles qui alimentaient le pouvoir royal en liquidités. Sa tante Suzanne Robin (marié à Thomas Bonneau père) fut la mère des frères Jacques et Thomas Bonneau. Ses deux frères, alliés à Hadrien dans les affaires financières, illustrent bien ces interconnexions et interdépendances entre grandes familles. [6]  Le premier Charles-Daniel Robin épousa Madeleine Scarron, la cousine germaine de Michel-Antoine Scarron, grand financier lyonnais et principal fermier général des Gabelles de France en 1632. [7] Son second frère Daniel Robin, contrôleur des décimes de Touraine,  épousa Geneviève Colbert [8], petite cousine de Jean-Baptiste Colbert, le contrôleur général des finances,  et dont la sœur Marie Colbert épousa le financier Nicolas Camus. [9]

 

Ainsi fonctionne alors le maillage étroit entre familles de robe et patriciennes dont Hadrien Robin fut l’une des chevilles ouvrières, au centre de la toile financière avec les frères Bonneau. La parentèle avec les  "colbertides" explique aussi qu’il échappa largement aux foudres de la Chambre de justice de 1661. [10]

Le Coeur de l'État

Notes et références

[1] Voir le livre de Daniel Dessert, « L’argent du sel », chapitre II "Messieurs des Gabelles", Fayard, 2012
[2] Claude Chatelain (1610-1686), cousin de Marion de Lorme et parent du grand financier Etienne Pavillon, il deviendra secrétaire du Conseil des finances du roi.
[3] Voir la présentation du Convoi de Bordeaux
[4] Voir références Archives Nationales, MC, XVI, 261 bis, 01/08/1648
[5] Voir Jean-Pierre Surrault, Histoire de la Touraine, le rôle des grands financiers tourangeaux, L’Académie de Touraine, pages 135-137
[6] On pourrait continuer cette liste avec Bonaventure Quentin qui épousa Cathérine Paviillon, autre lignage ligérien, soeur du grand financier Etienne Pavillon, fondateur de la Compagnie du Cap Nord et Nicolas Pavillon, financier des Fermes générales, connu comme abbé d'Alet et ami intime de Saint-Vincent-de-Paul.
[7] Proche aussi du pouvoir par son parent Jean-Baptiste Scarron, gérant de l’abbaye de Cluny pour le compte de Richelieu.
[8] Voir François de Colbert, "Histoire des Colbert du XVème au XXème siècle", 2001, isbn 2-00-071101-4, page 56.
[9] Ibidem page 51 à 53. On trouve aussi dans les textes les deux patronymes de Camus ou de Le Camus
[10] Voir Inventaire d’Hadrien Robin, Archives Nationales, LI, 199, 19/01/1668

 

Jean-Paul Charmeil - Les trésoriers de France à l'époque de la Fronde - Contribution à l'histoire de l'administration financière sous l'Ancien Régime.

     Les trésoriers de France

 

Bibliographie

* L’histoire des Colbert et Daniel Dessert, Jean-Baptiste Colbert : le royaume de monsieur Colbert (1661-1683), édition Perrin, 2007, isbn 978-2-262-02367-6

* Michel Antoine, "Le cœur de l’Etat, surintendance, contrôle général et intendance des finances", 1552-1791, Fayard, 2003

* Françoise Bayard, Le monde des financiers au 17ème siècle, Flammarion, 1988

* Martine Bennini, Les conseillers à la cour des aides, 1604-1697, éditions Honoré Champion, isbn 978-2-7453-1916-6, 2010

* Christian Bouyer, Les finances extraordinaires de la France, 1635-1648, 736 pages, Université Paris-Sorbonne, 1978

* Jean-Paul Charmeil, Les trésoriers de France à l’époque de la Fronde, éditions Picard, 1964, isbn 2-7084-0176-9

 

Voir aussi : le financier Paul de Sève


Christian Bouyer   

                Christian Bouyer                                            Michel Antoine
   

         Françoise Bayard                           Daniel Dessert

 

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24 février 2013 7 24 /02 /février /2013 14:50

MARC LAMBRON ET SON ŒUVRE

 

 

« Le petit garçon que j’étais a eu le sentiment que les écrivains étaient des enchanteurs » a-t-il écrit.

 

Comme on n'est jamais si bien servi que par soi-même, voici comment il présente sa biographie (sucincte) : « Je suis né dans le quartier des Brotteaux (à Lyon). Études au lycée du Parc, puis cascade de concours républicains : Normale Sup, agrégation, ENA. J'en sors à vingt-huit ans pour intégrer le Conseil d'État. Là, en parallèle à mes fonctions de juge administratif, j'essaie de me consacrer à des activités d'écriture. Je deviens critique littéraire au 'Point', dont je tiens le feuilleton depuis 1993. Collaboration à de nombreuses publications, dont 'L'Infini', 'La Règle du Jeu', 'La Nouvelle Revue Française', 'La Revue des deux Mondes', 'Commentaire', 'Le Monde', 'Le Nouvel Observateur', 'Madame Figaro' ...  »

 

   

1941

Référence : Marc Lambron, "1941", Paris, Éditions Gallimard, 2011, ISBN 978-2-07-078659-6

 

1941 : année maudite, année charnière, année phare aussi pour qui comme l'auteur s'intéresse de près aux années du régime de Vichy. Pendant l'été chaud de 1978, un normalien vacancier rencontre une jeune femme dont le père, Pierre Bordeaux, ambassadeur à Rome lui semble incarner une certaine France qui a su refuser l'occupation allemande. Mais quelque chose le gêne dans le parcours de cet homme : il se trouvait précisément à Vichy en 1941. Questions.

 

On y trouvait en effet à cette époque toute sorte de gens dans ce marigot de fonctionnaires, d'espions et de 'double-jeu'. Alors la question était légitime : Pierre Bordeaux roulait-il pour le Maréchal ou manœuvrait-il pour la Résistance ? Son parcours commence en 1938 quand il est alors attaché d'ambassade dans une capitale espagnole franquiste et rongée par la guerre. Un homme écartelé sans doute, à la fois réclamé à Vichy par l'entourage du Maréchal et contacté par des sympathisants gaullistes, il louvoie jusqu'à la rencontre providentielle de Carla une journaliste insaisissable qui le conduira à la rébellion dans cette ville où se joue une curieuse partie qui tient de l'opérette et du drame.

 

Tout y est dans cette fausse capitale de fastes du temps d'Offenbach, des vrais complots et de faux amis sous le magistère débonnaire de Pétain dont on ne sait s'il prend ses décisions en connaissance de cause ou s'il se laisse manipuler par son entourage. On y rencontre toutes sortes de gens qui auront des comptes à rendre à la Libération ou qui s'en sortiront bien, comme l'historien "Benoist-Méchin" et le diplomate-écrivain "Jean Giraudoux", le dramaturge "Ionesco" et l'amiral "Darlan", les cagoulards et les speakers de Radio-Vichy. Au-delà de toute cette tragi-comédie, il y a la passion entre ces deux êtres qui se sont rencontrer pour mieux trouver leur voie vers la liberté.


Marc Lambron chez sa mère rue Garibaldi Lyon 6


Voir aussi :


- "L'Impromptu de Madrid", éditions Flammarion, Prix des Deux Magots, 1988
- "L'Œil du silence", éditions Flammarion, Prix Femina, 1993, réédition au Livre de Poche en 1995
- "La Nuit des masques", éditions Flammarion, 1990, Prix Colette, réédition au Livre de Poche en 1992
- "Carnet de bal", Gallimard, 1992 et "Carnet de bal : chroniques 2", Grasset, 2002

 

- L'enfance de Marc Lambron

 

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24 février 2013 7 24 /02 /février /2013 14:40

Présentation

L'histoire que nous conte Umberto Eco se déroule dans l'Europe du XIXème siècle, entre 1830 et 1890. C'est une époque contrastée faite de révolutions, d'inventions mais aussi d'une nouvelle forme d'antisémitisme. Depuis le succès de son roman Au nom de la rose, Umberto Eco a continué son analyse sémiologique à travers Le Pendule de Foucault ou L'Histoire de la beauté.

 

Cette fois-ci, il se lance dans une histoire à rebondissements sur le modèle des feuilletons de l'époque où se déroule l'action, mélangeant personnages fictifs et personnages historiques.


Ouvrage de référence

  • Umberto Eco, Le cimetière de Pragues, éditions Grasset, mars 2011, 560 pages

Bibliographie sélective

  • 1980 : Le Nom de la rose (Il nome della rosa) - Grasset, 1982 - (prix Strega, prix Médicis étranger) dont a été tiré en 1986 Le Nom de la rose, film de Jean-Jacques Annaud.
  • 1988 : Le Pendule de Foucault (Il pendolo di Foucault) - Grasset, 1990
  • 1994 : L'Île du jour d'avant (L'isola del giorno prima) - Grasset, 1996Liens externes
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24 février 2013 7 24 /02 /février /2013 14:03

Catherine Hermary-Vieille, Merveilleuses

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                 <<<<<<<<<<<<<  • • •°°°°°°°°°• • •  >>>>>>>>>>>>

Merveilleuses est un roman biographique de Catherine Hermary-Vieille paru le 5 octobre 2011 aux éditions Albin Michel, isbn 2-226-22070-4, 424 pages

 

tumb  

 

Après la chute de Robespierre en juillet 1794, La Terreur est vite oubliée, d'autant plus vite qu'on veut rattraper le temps perdu, s'étourdir dans les fêtes et les divertissements en tout genre qui vont déferler sur Paris. De nouvelles têtes tiennent haut du pavé, des femmes bien sûr, frivoles, légères et charmantes comme Rose et Thérésia, merveilles des Merveilleuses comme on les surnomme, entraînant les hommes dans leurs amours, et aussi dans les ambitions et les conspirations..

 

« En 1794, après la Terreur, Paris s’est enivrée de plaisirs, de frivolité et d’excentricités. La révolution était bien terminée et les merveilleuses, les muscadins et les incroyables ont alors inspiré une nouvelle société. Une époque que fait revivre avec talent, Catherine Hermary-Vieille, lauréate du Prix Fémina avec son nouveau roman Merveilleuses. »

France-Info 19 octobre 2011

 

« Amours, ambitions, secrets d’alcôves, conspirations…, Catherine Hermary-Vieille restitue avec tout son talent romanesque et sa vivacité d’écriture les mœurs de cette époque charnière incertaine et libertine, qui mène de la Révolution à l’Empire.. »

Albin Michel, octobre 2011

 

         Josephine

                                                                     Joséphine de Beauharnais 

Liens externes

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20 février 2013 3 20 /02 /février /2013 15:59

Référence : Daniel Dessert, "L'argent du sel", le sel de l'argent, éditions Fayard, 2012, isbn 978-2-213-66276-3

 

Introduction

Pression fiscale, thème qui balaie l'Histoire de France et génère ponctuellement des révoltes comme les célèbres jacqueries de l'Ancien régime.  Le 17ème siècle n'en est pas exempt , témoins la révolte des croquants en 1636-37 dans l'Engoumois et le Périgord, des va-nus-pieds dans la Normandie en 1639, les émotions rurales dans le Centre et le Sud-ouest en 1643-44, le temps de La Fronde entre 1648 et 1652 ou les émeutes de 1655-56 qui se prolongent en 1659 jusqu'en Provence.

 

On pourrait encore citer, toujours au cours de cette époque, celle des Lustucrus dans le Nord en 1662 qui s'étend l'année suivante au Berry et au Béarn, toujoiurs motivées par la pression fiscale qui a tendance à s'aggraver, la maltôte, ces  impôts extraordinaires qui ont tendance à devenir ordinaires, et surtout les diverses formes de gabelles, impôt sur le sel, denrée grevée par des taxes exorbitantes.

 

Pour pourvoir à la soif de liquidités de l'Etat, surtout dans un temps traversé par les guerres quasiment continues, que ce soit la guerre de trente ans (1618-1648), les deux Frondes (1648-1653) et la guerre avec l'Espagne qui se termine par le traité des Pyrénées en 1659, les financiers drainent des masses considérables de numéraire et empruntent à des officiers (les possesseurs d'offices, représentant 68% de l'ensemble des prêteurs), voire à la noblesse et la haute aristocratie.  Le plus souvent, ils restent anonymes, passant par des hommes de paille. Des inconnus, des "bourgeois de Paris" comme on les nomme pudiquement dans les contrats, dissimulant parfois de grands noms comme Michel Le Tellier ou Monsieur le Prince. C'est par exemple le cas d'un certain Blaise Abeille qui place 100.000 livres que sa condition ne justifie en rien, au nom d'un bailleur anonyme dont le nom n'apparaît sur aucun contrat.

 

     

L'argent du sel : le cas Claude Charlot

Ce simpe bourgeois parisien venu de Tarascon va devenir en quelques années l'un des principaux financiers du pays, couronné en 1628 -sous couvert de son prête-nom Thomas Guyot- par l'octroi de la Ferme générale des gabelles de France. Rapidement, il assure la gestion d'activités militaires et logistiques -ce qui lui permet de côtoyer des gens d'influence- et administre les biens du prince Henri II d'Orléans-Longueville, exerçant ensuite en son nom le gouvernement de Picardie. Il se marie dans son milieu en 1619, augmentant ainsi sa sphère d'influence et de futurs partenanires, avec Anne Aymeret, fille d'un maître des comptes, une flatteuse  "alliance de la robe".

 

Toujours à la recherche de partenaires, il collecte toujours plus de fonds,  -plusieurs centaines de milliers de livres en quelques années- nantis par ses activités de promoteur immobilier.  Il enchaîne très vite la gestion d'offices, Trente cinq sols de Brouage, Ferme générale des gabelles du Lyonnais, et jusqu'à la Ferme générale de France en 1628.

 

A partir de 1624, il atteint son apogée, utilisant l'habituelle "savonnette à vilain", acquérant le duché de Fronsac et le marquisat de Longny. L'arrivée au pouvoir de Richelieu entraîne la chute du surintendant La Vieuville et de son beau-père, le financier Vincent Bouhier, sieur de Beaumarchais. L'affaire Fouquet n'a donc rien eu d'exceptionnel, les surintendants des finances servant à l'occasion à redorer le blason de l'Etat et à récupérer facilement de l'argent. (Philippe IV avec la liquidation des Templiers fait figure de précurseur) Mais le pouvoir a aussi besoin de la surface financière de Claude Charlot et la redoutable Chambre de justice, malgré un lourd dossier à charges, va largement l'absoudre ainsi que son alter ego Antoine Feydeau. Il faut également remarquer qu'ls bénéficient tous deux de protections au sein même de la famille royale, la reine mère en particulier pour Claude Charlot, qui parallèlement participe aux activités maritimes du Cardinal.

 

Seulement, Claude Charlot éprouve de plus en plus de difficultés à réunir des fonds, manque de diligeance de ses bailleurs, et son concurrent Thomas  Bonneau dénonce ses carences. La suprématie de Richelieu après la Journée des Dupes aggrave encore ses difficultés -le vent semble avoir tourné pour lui et ses alliés-  ses protecteurs ne se bousculent pas à sa porte et ildevra passer la main, sauvant ce qu'il peut de son empire financier.

Gabelle et société

La surface financière des fermiers et des bailleurs de fonds reflète leur situation clanique. Il s'agit donc de réseaux socialement très homogènes, micicosme à la fois concentré dans l fiance et ramifié en familles, alliés et obligés, « trame du capitalisme de la France d'ancien régime. »

 

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