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19 décembre 2012 3 19 /12 /décembre /2012 18:38
Le «royal monastère» de Brou à Bourg-en-Bresse

Ce monument, considéré comme un chef-d'œuvre du gothique flamboyant, ce gothique tardif du XVè siècle, a été construit par Marguerite d'Autriche pour honorer son mari Philibert le Beau, mort trop tôt.

 

 

Brou eglise.jpg          Brou nef.jpg          Brou fronton.jpg

          L'église de Brou : extérieur, nef et fronton

Le monastère de Brou se trouve au sud de Bourg-en-Bresse, édifié suer une terre quelque peu marécageuse –on est à proximité des étangs de La Dombes- qui s'étend à l'ouest du Revermont, des premiers contreforts du Jura. Il abrite de somptueux tombeaux, ceux de Marguerite de Bourbon, de son fils le duc de Savoie Philibert le Beau et de sa bru, Marguerite d'Autriche. La duchesse de Savoie était la fille de l'empereur Bourgogne, fille unique et héritière du duc de Bourgogne Charles le Téméraire.

Les tombeaux des deux époux, sculptés dans le style contourné de cette époque, en baldaquins de pierre comportent dans leur partie supérieure un « gisant » qui représente le défunt de son vivant, en tenue d'apparat, et au-dessous, un « transi » qui le montre dépouillé dans la mort.

Espérant par ce moyen obtenir la guérison de son mari, Marguerite de Bourbon avait fait le vœu de construire une église et un monastère à cet endroit, sur l'emplacement d'un modeste prieuré des Augustins. Mais elle mourut avant d'avoir pu accomplir ce vœu et elle le transmit à son fils Philibert qui, malheureusement, mourut lui-même très jeune, après trois ans de mariage. Ce fut ainsi à sa femme Marguerite d'Autriche qu'il incomba d'accomplir ce vœu.

 

 Brou philibert tombeau.jpg            Brou Philibert le beau.jpg

     Philibert le Beau : tombeau et gisant   

Une duchesse de bonne réputation


Le parcours de Marguerite a été semé d’embûches. Née en 1480 à Bruxelles, elle fut fiancée à l’âge de trois ans au futur roi de France Charles VIII et répudiée à onze ans, quand Charles VIII fut « obligé » d’épouser Anne de Bretagne pour garder son duché à la France. Elle se maria finalement à un infant d'Espagne et devenue veuve, elle se remaria avec Philibert le Beau et connut auprès de lui quatre années de grand bonheur. Veuve une seconde fois, elle se consacra alors à l'éducation de son neveu, le futur empereur Charles Quint et à la construction du monastère de Brou.

Nommée par son père Maximilien gouverneur général des Pays-Bas en 1506, elle s’installa à Malines, ville de la Belgique actuelle. Fine politique, elle sut maintenir malgré des temps difficiles, la paix dans ses domaines, y compris en Franche-Comté et parvint en particulier à négocier avec Louise de Savoie, la mère de François 1er, la paix de Cambrai qu’on appelle le plus souvent la « paix des dames ». Sa culture flamande explique que c’est dans ce style que Marguerite d'Autriche entreprit la construction du « royal monastère » de Brou, qu'elle n'eut par ailleurs jamais l'occasion de visiter.

 

Marguerite dAutriche.jpg                        Brou marguerite d'autriche.jpg

     Marguerite d'Autriche et son gisant
 
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9 février 2012 4 09 /02 /février /2012 18:29

Une anglaise à bicyclette : Présentation

    <<<<<< Voir aussi  Didier Decoin, "La pendue de Londres" >>>>>>>   

 

en Normandie en 2009

 

Didier Decoin se veut d'abord un "raconteur d'histoires" qui dit justement : « Les histoires, c’est ce que j’aime depuis l’enfance. On me les lisait, j’en voyais au cinéma, et aujourd’hui c’est à mon tour de les raconter ». [1]
Il invite le lecteur dans un « mystérieux enchaînement des circonstances. »  [2]

 

Un photographe de guerre anglais Jayson Flannery recueille Émily, une petite fille de trois ans, après le massacre d’Indiens perpétré en décembre 1890 dans le Dakota du Sud aux États-Unis. Elle se prénommait alors Ehawee, enfant indienne de la tribu des Lakotas. Pris de remords, il l'emmène avec lui en Angleterre et l'installe chez lui dans un manoir du Yorkshire. Mais la suspicion s'installe dans le village et pour couper cours à toutes les rumeurs, à l'enquête de police, il décide de l'épouser... et leur offre une bicyclette.

 

Dès lors, Émily passera des heures sur son vélo, faisant des rencontres inattendues comme ces deux adolescentes familières des fées qui se promènent le long de la rivière et qu'elles vont photographier. L'Angleterre de l'après Première guerre mondiale va se passionner pour cette histoire de fées extraordinaire qui viendra aux oreilles de Sir Conan Doyle, passionné de spiritisme. Mais sa rencontre avec Émily permettra-t-elle vraiment de démêler la vérité et les tendres mensonges des petites filles, les accords sur l'art du mensonge et les vertus de l'illusion. La vérité est affaire d'adultes et pas toujours bonne à dire.

 

« Derrière la vé­rité, il existe une autre vérité, laquelle est la vérité », a écrit un certain John B. Frogg, phrase que Didier Decoin a choisie pour figurer en exergue de son roman.
On retrouve dans ce roman nombre de références à ses livres précédents comme ces indiens qui rappellent John l'Enfer, le héros de son prix Goncourt, cette jeune fille comme Laurence, roman de ses débuts, le Londres de La promeneuse d'oiseaux ou la photo qui orne le livre, clin d'œil à Lewis Carroll et à son livre Lewis et Alice. 

Informations complémentaires

Commentaires

  • « Didier Decoin est de retour. Avec un roman superbe et étonnant. L'un de ses plus beaux livres, rien de moins. Au départ, il y a le massacre dIndiens de Wounded Knee, une Indienne adoptée puis épousée qui ne pense qu'a chevaucher sa bicyclette vers un monde merveilleux. Didier Decoin entremêle jeux identitaires et imaginaires. Et on y croit. » [Lire - Alexandre Fillon]
  • « Romanesque à l'extrême, le nouveau livre de Didier Decoin doit beaucoup à Dickens et à Conan Doyle, tel un délicieux hommage à la littérature anglaise de la fin du XIXe siècle. Après une extraordinaire ouverture en Cinémascope décrivant les champs de bataille du Dakota, l'auteur fait galoper son lecteur de New York à Londres, avant de changer de rythme comme on change de caméra ou d'objectif. Car il est souvent question de photographie dans cette œuvre où l'on s'interroge sur la vérité et les faux-semblants. »
    [Télérama - Christine Ferniot - 2/07/2011]

  Edition

"Une anglaise à bicyclette",  Didier Decoin,  publié le 1er juin 2011 aux éditions Stock, 360 pages, isbn 978-223-406264-1

 

Références

  • [1] ↑ Voir son interview par Christine Pinchard
  • [2] ↑ Voir l'article du Nouvel Observateur du 23 juin 2011

   

 

« Je les vois de mon cœur car mes yeux sont fermés. Mon amour au-dessus des fleurs n’a laissé que vent et nuage. »  (René Char)

 

Lewis et Alice : Présentation

 

Référence : Lewis et Alice , essai romancé de l'écrivain Didier Decoin, éditions Robert Laffont, 1992.

 

Ce livre né de l'imagination de Didier Decoin, repose rependant sur des données biographiques éprouvées, reprenant les épisodes importants de la vie de Lewis Carroll et de ses rencontres avec son Alice qui s'appelait Alice Liddell. Il, professait depuis peu au Christ Church College à Oxford quand il l'aperçut venant s'installer avec son père nommé recteur de cette université.

 

Pour développer son récit, Didier Decoin imagine que Lewis Caroll écrive à un autre écrivain qu'il admire Charles Dickens, alors au faîte de sa gloire en 1865-66, pour lui parler de sa vie, lui conter ses humeurs et surtout ses relations avec la belle Alice. Il placera en épigraphe cette citation d'Albert Camus : « Ainsi se tournera-t-il vers les époques de sa vie où l'amour de la vie se mêlait au désespoir de vivre. »

 

Les débuts de Lewis Carroll

Lewis Carroll, de son nom le révérant Charles Lutwige Dodgson, fut enseignant et ecclésiastique dans cet établissement le Christ Church College où il résida la majeure partie de sa vie. Mais la réalité est assez différente. Il ne dépassa jamais la qualité de diacre, ne se sentant pas à la hauteur pour bien servir Dieu. Il s'ennuya aussi assez rapidement dans l'enseignement des mathématiques -où pourtant il excellait- qu'il finit par abandonner en 1881.

 

Sa vie à Oxford

La grande affaire de sa vie fut ses rencontres avec une fillette de huit ans, l'une des filles du recteur de l'Université, qui l'impressionna fort quand il la vit. Lewis Carroll raffolait d'inviter chez lui des jeunes personnes pour prendre sagement le thé l'après-midi dans l'ambiance un peu compassée de ce milieu d'enseignement religieux. Ainsi fit-il avec les filles Liddell et bien sûr d'abord Alice. Lewis Carroll avait toujours éprouvé une grande réserve vis-à-vis des femmes, étant très timide et affligé d'un bégaiement pénible qui en faisait un homme taciturne et introverti. On ne lui connaît guère de relations amoureuses. Par contre, il s'intéresse aux jeunes filles nubiles, les invitant pour le thé après accord des parents dûment avertis, les prenant en photo, lui qui fut un excellent photographe amateur. Dans une ambiance bon enfant, on jouait, on se déguisait eu buvant force thé et en se gavant de gâteaux et de bonbons.

 

Le pays des Merveilles

On pourrait croire ces relations ambiguës; il n'en fut rien. Lewis Carroll se voyait en esthète admirant des elfes riants et chatoyants qui lui rendaient visite, gardant quand même leur quant-à-soi de jeunes filles bourgeoises bien élevées. Pourtant, pour une seule d'entre elles, il s'enflamma, allant par une belle journée de canotage- la fameuse ballade en barque sur l'Isis le 4 juillet 1862- jusqu'à inventer pour elle un fort joli conte pour la désennuyer un peu. C'est l'histoire d'une jeune fille qui s'enfonce dans le terrier d'un lapin et y découvre un autre monde, un monde féerique qui, une fois rédigé à la demande expresse de la demoiselle, deviendra Alice au pays des Merveilles, après s'être appelé à l'origine Les aventures d'Alice sous terre. Lewis Carroll n'avait envisagé ni d'écrire, ni de publier le récit des aventures d'Alice qui obtiendra pourtant un succès mondial et fera le renom de son auteur. Mais Lewis Carroll fuyait comme la peste les honneurs et les mondanités, continuant de vivre comme auparavant.

Malheureusement pour lui, Alice grandit et quand elle atteignit ses treize ans, il ne lui trouva plus guère de charme; elle ne le fit plus rêver. Mais il ne l'oublia jamais, elle resta sa muse pour toujours, ce qu'il écrit dans une lettre où il lui confie : « Depuis votre temps, j'ai eu une vingtaine d'amies enfants, mais avec vous ce fut tout différent. »

 

Sélection bibliographique

  • Lewis Carroll, une vie, Jean Gattegno, éditions du Seuil, 1974
  • Album Lewis Carroll, iconographie, bibliothèque de La Pléiade, éditions Gallimard, 1990
  • Alice's adventures in Oxford, Mavis Batey, Pitkin Pictorals, 1980

Œuvres primées de Didier Decoin

  • Le Procès à l'Amour, éditions du Seuil, 1966 (Bourse Del Duca)
  • Elisabeth ou Dieu seul le sait, éditions du Seuil, 1970 (prix des Quatre Jurys)
  • Abraham de Brooklyn, éditions du Seuil, 1971, (prix des Libraires)
  • John l'Enfer, éditions du Seuil, 1977 (Prix Goncourt)

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9 février 2012 4 09 /02 /février /2012 18:23

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