Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
24 février 2013 7 24 /02 /février /2013 14:03

Catherine Hermary-Vieille, Merveilleuses

                                   <<<<<<<< ************ >>>>>>>>
                 <<<<<<<<<<<<<  • • •°°°°°°°°°• • •  >>>>>>>>>>>>

Merveilleuses est un roman biographique de Catherine Hermary-Vieille paru le 5 octobre 2011 aux éditions Albin Michel, isbn 2-226-22070-4, 424 pages

 

tumb  

 

Après la chute de Robespierre en juillet 1794, La Terreur est vite oubliée, d'autant plus vite qu'on veut rattraper le temps perdu, s'étourdir dans les fêtes et les divertissements en tout genre qui vont déferler sur Paris. De nouvelles têtes tiennent haut du pavé, des femmes bien sûr, frivoles, légères et charmantes comme Rose et Thérésia, merveilles des Merveilleuses comme on les surnomme, entraînant les hommes dans leurs amours, et aussi dans les ambitions et les conspirations..

 

« En 1794, après la Terreur, Paris s’est enivrée de plaisirs, de frivolité et d’excentricités. La révolution était bien terminée et les merveilleuses, les muscadins et les incroyables ont alors inspiré une nouvelle société. Une époque que fait revivre avec talent, Catherine Hermary-Vieille, lauréate du Prix Fémina avec son nouveau roman Merveilleuses. »

France-Info 19 octobre 2011

 

« Amours, ambitions, secrets d’alcôves, conspirations…, Catherine Hermary-Vieille restitue avec tout son talent romanesque et sa vivacité d’écriture les mœurs de cette époque charnière incertaine et libertine, qui mène de la Révolution à l’Empire.. »

Albin Michel, octobre 2011

 

         Josephine

                                                                     Joséphine de Beauharnais 

Liens externes

<<<<<<<<< Christian Broussas – Feyzin, 10 février 2012 - <<<<< © • cjb • © >>>>>>>>>
Repost 0
24 février 2013 7 24 /02 /février /2013 12:06

Guillaume Musso

Guillaume Musso est un écrivain né à Antibes en 1974.

 

Musso.jpg

Guillaume Musso a été très impressionné par son premier voyage aux États-Unis, un séjour à New York où il travaille comme vendeur de crèmes glacées, côtoie la population bigarrée de « Big Apple » et d'autres quartier de la ville.

De retour en France, il poursuit ses études à Nice et à Montpellier puis devient professeur de sciences économiques et sociales au lycée Erckmann-Chatrian de Phalsbourg en Lorraine jusqu'en 2003. C'est en 2001 que paraît son premier roman, Skidamarink, un thriller basé sur le de la Joconde au Musée du Louvre. Mais son plus grand succès est un livre où il met en scène le grave accident de voiture dont il réchappe miraculeusement. [1] et [2]. Dès lors, les romans vont se succéder : Sauve-moi en 2005, Seras-tu là ? en 2006, Parce que je t’aime en 2007, Je reviens te chercher en 2008), jusqu'à L'Appel de l'ange en 2011.


Écrivain à succès contrasté et contesté, il est défendu par certains et rejeté par d'autres. Selon Le Figaro Magazine, sa technique est d'une efficacité remarquable, « les personnages sont dotés d’une fragilité touchante » et il joue beaucoup sur l'émotion. Michel Field dans France-Soir trouve qu'il « a un vrai univers... qui nous entraîne dans une plongée dans l’espace-temps. » Anne Berthod dans L'Express nous explique qu'il a « l’art de construire son récit sentimental à la manière efficace des auteurs de polars. » Ce qui fait son succès est un mélange de chapitres courts, de nombreux dialogues et des intrigues bien menées reposant sur du suspens, de l'amour, rehaussé par une pointe de surnaturel.

 

On lui reproche surtout d'être « auteur marketing » comme l'écrit François Busnel dans Le Figaro, à la lecture fort plaisante. Libération est plus critique, Claire Devarrieux parle « d'indigences d’écriture » que l'intrigue parvient à estomper, tandis que le magazine Lire, dont la critique est pourtant rarement révolutionnaire, pense que ses romans sont « plutôt prenants, quoique pétris de clichés et de bons sentiments. » [3] Le Nouvel Observateur, un brin ironique, lui concède d'abord quelques talents, « comparé à Marc Lévy, c’est quasiment du Victor Hugo » mais dans son analyse, dénonce un « minimum de rythme, une intrigue policière (simpliste) et une ambiance guimauve » de série américaine. [4]

 

Sauve-moi : XO Éditions, Pocket, 2005, Dessinateur Kamil Vojnar, isbn 978-2-266-15832-9

Le new-yorkais Sam Galoway ne connaît guère que son travail depuis le suicide de sa femme Federica. Mais un jour, il rencontre à Broadway, Juliette, belle et jeune Française qui est serveuse dans un bar et rêve de devenir actrice. Bien sûr, c'est le coup de foudre pendant un long week-end d'un bonheur absolu. Cependant, Juliette doit repartir pour la France mais Sam va apprendre, tétanisé par la nouvelle, que son avion s'est désintégré au-dessus de l'Atlantique.

 

L'appel de l'ange : XO éditions, 393 pages, illustration Sophie Griotto, isbn, 978-2-84563-517-3

Hasard des rencontre dans une salle d'embarquement bruissant de monde, c'est ainsi que Madeline et Jonathan vont se frotter, se télescoper... et finir sans le savoir par échanger leur portable.

 

Maladresse malencontreuse et lourde de conséquences, leur portables contenant des informations très confidentielles que les deux protagonistes vont s'efforcer de forcer, poussés par une curiosité qui les emmène dans l'univers de l'autre et dans ses secrets les plus intimes. A force de jouer au chat et à la souris, à Paris et à New-York, leurs secrets vont peu à peu se dévoiler pour révéler leur vie mystérieuse avant de se rencontrer, que recouvre par exemple cette affaire Alice Dixon sur laquelle Madeline a longtemps enquêté ?

 

Références

[1] Voir Paris Match, n°2990 du 7 septembre 2006

[2] Et après... traduit dans une vingtaine de langues, se vend à au moins un million d’exemplaires et donne lieu à un film en 2009 avec John Malkovich et Romain Duris

[3] On peut se référer (entre autres) à France Soir du 18 mai 2009, à L’Express du 8 juin 2006, ou à Lire Magazine de juillet/août 2006.

[4] On peut se référer aussi à Libération du 11 juin 2009, du 15 avril 2010 (Musso périlleux) ou au Nouvel Observateur du 16 juillet 2009.

 

Site officiel Guillaume Musso

 

 <<<<<<<<< Christian Broussas – Feyzin, 3 janvier 2012 - <<<<< © • cjb • © >>>>>>>>>
Repost 0
24 février 2013 7 24 /02 /février /2013 11:53

Georges Conchon, surtout connu pour avoir écrit L'état sauvage qui lui valut le prix Goncourt en 1964, est l'auteur de ce roman paru en 1983 intitulé Le Bel avenir.


   

 

Il se voyait déjà ministre, c'est dire si Régis Crozet semblait avoir un bel avenir. Et c'était normal : jusqu'alors, tout lui avait souri et il avait l'impression que l'avenir se pliait à ses désirs, à ses espoirs. Et il n'était pas le seul à le penser, faisant même des jaloux devant sa réussite si éclatante.

 

Mais un simple grain de sable peut gripper le plus bel engrenage. Pour comprendre, démonter les mécanismes du cercle vicieux qui va se développer, il faut plonger dans la société française de ces années d'après-guerre et dans cette famille bien sous tout rapport en apparence.

 

Georges Conchon nous entraîne dans cette société où se mêlent pouvoir des affaires et pouvoir politique, où derrière la face d'une bourgeoisie de bon aloi, se cachait une rouerie de paysan, dans ce pays corrézien stupéfait par l'énigme d'un assassinat.

 

« Conchon mord à belles dents dans le monde d'aujourd'hui. Son appétit est contagieux et nous, lecteurs, dévorons à notre tour Le Bel avenir. On s'amuse avec l'auteur de son intrigue policière à la Chandler, on s'émerveille de ses portraits féminins, tendres et sensuels, on déguste ses évocations régionales, qu'elles soient limousines ou parisiennes... Il faut pour cela le maître coup de main d'un vrai chef. »  Jean-Pierre Enard (VSD)


  Bibliographie

  • "La Corrida de la victoire", Albin Michel, 1959 - Prix des Libraires 1960
  • "La Banquière", Ramsay, 1980
<< Christian Broussas – Feyzin, 25 septembre 2011 - © • cjb • © >>>
Repost 0
24 février 2013 7 24 /02 /février /2013 11:42

    

La Ligne de courtoisie est un roman de Nicolas Fargues publié en janvier 2012 aux éditions P.O.L.

 

Le narrateur que décrit Nicolas Fargues est un écrivain en panne d'inspiration depuis plusieurs années. Il a pourtant été un écrivain reconnu qui a eu du succès mais tout ceci est bien fini et il est maintenant un écrivain bien oublié du public et des circuits littéraires. A 43 ans, il décide alors de rompre avec son milieu, d'oublier son divorce et d'aller vivre autre chose en Inde, à Pondichéry, inscrivant la distance, la différence entre lui et l'existence d'un homme en échec qu'il mène en France.

 

Avec sa femme et ses deux fils, il ne parvient plus à échanger et se sent maladroit, faible et sans grande autorité. Ce départ, s'il représente pour lui un nouveau départ dans la vie, un besoin d'aller vers les autres et de se retrouver, ne peut être finalement qu'une étape vers un retour dans une liberté redécouverte. Mais ce ne sera pas forcément suffisant. [1]


Relations critiques

« Nicolas Fargues dresse ici le portrait sarcastique d'un écrivain sur le déclin qui tente une renaissance en Inde et plonge dans l'enfer des autres. » -- Le Nouvel Observateur du 9/02/2012 --


« Fargues a le don de la description clinique qui rappelle le Robbe-Grillet des Gommes, capable de dépeindre un quartier de tomate jusqu'aux accidents de la pelure. Mais, plus que celui des choses, c'est dans le portrait, physique et moral, de ses frères humains que Fargues excelle. » -- Par Christophe Ono-dit-Biot, Le Point du 13/01/2012 --

 

« Si l'on s'amuse un temps des tribulations parisiennes - plus qu'indiennes - de ce personnage pusillanime et faussement détaché de tout, demeure une fois cette ligne de courtoisie franchie, un petit goût d'inachevé, malgré de belles prouesses stylistiques. » - Le Monde du 6/01/2012 -

 

Notes et références

[1]  Voir l'article de Marianne Payot dans l'Express du 9/02/2012

Lien externe

 << Christian Broussas – Feyzin, 25 férier 2012 - << © • cjb • © >>
Repost 0
24 février 2013 7 24 /02 /février /2013 11:29

Jean-Paul Enthoven L'hypothèse des sentiments

                               <<<<<<<< *************************** >>>>>>>>
                             
                                   <<<<<<<  • • •°°°°°°°°°• • •  >>>>>>>>>>>

L'hypothèse des sentiments est un roman de Jean-Paul Enthoven publié le 12 janvier 2012 aux éditions Grasset.

 

Vignette pour la version du 10 février 2012 à 16:39                   tumb

Présentation et résumé

Un roman qui s'ouvre un 23 juin, à Rome comme il se terminera le 23 juin de l'année suivante par un fait divers dont l'auteur dit qu'il est autobiographique, sur un histoire de valise rouge qu'un bagagiste d’hôtel a placé dans le coffre du taxi dans lequel Max Mills, scénariste, est en route vers l’aéroport de Fiumicino. Mais il y a eu interversion de valises, ce qu'il ne découvrira que chez lui à Paris. Il fait l'inventaire de cette valise appartenant à une jeune femme, des objets qui vont jouer un grand rôle dans ce roman : des soieries, des escarpins, un portrait de l’actrice Audrey Hepburn, un exemplaire d’Anna Karénine et surtout le journal intime d’une certaine Marion, épouse du baron Sixte d’Angus.

 

Bien sûr, l'histoire va se développer autour de ces deux êtres que le hasard a malicieusement rapprochés en un déploiement d'amour, d'éloignement, de plaisir et de sensualité. Leur parcours sera parsemé de rencontres inédites avec des personnages souvent particuliers, bizarres même, l'épouse d'un sénateur, un ex-banquier déjanté, un psychanalyste pervers, de belles italiennes et des types douteux, interlopes qui vont du proxénète au flic privé en passant par une voyante, des fantômes et la Vierge Marie, un Arménien aux mœurs douteuses... Roman où les lieux ont aussi leur part, Cinecittà au temps du grand cinéma italien, la Russie, les palaces de Monte-Carlo... tout cette profusion de sentiments et de sensations diffus, difficiles à caractériser, dont on se sait vraiment s'ils relèvent d'une réalité ou d'un vécu transfiguré.

 

Cette histoire romanesque se déroule en fait en trois étapes essentielles marquées par la rencontre imprévue, le hasard, la recherche d'un bonheur commun et cette hypothèse des sentiments, espoir d'une aspiration au possible, de sa concrétisation dans un dépassement de soi.

 

Sur un plan plus formel, Jean-Paul Enthoven utilise les ressources des techniques narratives, intégrant des pages du journal intime de Marion, des éléments d'écriture théâtrale avec répliques et didascalies, des références dans les notes de bas de page, les allusions à Lucrèce ou à Dino Risi, malaxant les ingrédients de son récit construit sur des malentendus, des coïncidences ou des retournements de situation.

 Critiques littéraires

« L'hypothèse des sentiments est un livre viennois : la ronde des affects, la corruption des âmes, l'ironisation du kitsch, l'art de la maxime, tout cela fait que ce navire romanesque croise dans des hauts-fonds à la Schnitzler ou à la Karl Kraus. C'est le plaisir que nous offre Jean-Paul Enthoven, auteur de caste autant que détective des sentiments. » (Le Point 24/01/2012)

 

« Jean-Paul Enthoven a des lettres, de l'esprit et du style. Son jeu de l'amour et du hasard est un divertissement qui pétille à chaque page. » (Alexandre Fillon - L'Express 24/01/2012)

 

« On reconnaîtra une indéniable qualité au roman de l'éditeur Jean-Paul Enthoven : son très joli titre, L'hypothèse des sentiments. On sera moins enthousiaste avec le reste de l'ouvrage qui n'a rien d'un grand mélo prolétarien ou d'un exercice à la Pierre Bergounioux. » (Baptiste Liger - L'Express 24/01/2012)

 

« L'Hypothèse des sentiments agacera, ou remportera les faveurs méritées. D'un côté, une foultitude de références (Flaubert, Dante, Cinecittà, Casanova masqué sous le nom de Seingalt, Stendhal…) gâtées par des notes en bas de page, une galerie de personnages de cet "entremonde" flirtant avec le stéréotype ; de l'autre, une intrigue qui fonctionne bien, servie par un art irréprochable du portrait et du descriptif. Enthoven, qui aime le latin, le sait: Habent sua fata libelli... » (Thierry Clermont - Le Figaro 8/02/2012)

Informations complémentaires

Liens externes : Présentation vidéo, Le Figaro

 

 <<<<<<<<< Christian Broussas – Feyzin, 15 férier 2012 - <<<<< © • cjb • © >>>>>>>>>>

 

Repost 0
24 février 2013 7 24 /02 /février /2013 11:23

DANIEL GLATTAUER ET SON ŒUVRE


Après des études universitaires en pédagogie et en histoire de l'art, Daniel Glattauer devient journaliste en écrivant pour deux importants journaux de Vienne, sa ville natale, Die Presse puis le Standard. Il signe beaucoup de chroniques sur des sujets d'actualité qui seront publiées plus tard sous forme de recueil. Daniel Glattauer décide en 1997 de se lancer dans la fiction et publie un premier roman, Theo und der rest der welt.

 

Désormais, il se consacre à la littérature, écrit une douzaine de romans qui rencontrent l'écho d'un public nombreux. Quand souffle le vent du nord, son roman le plus connu et le premier traduit en français, énorme succès dans son pays en Autriche, lui a valu une sélection au prix du meilleur roman allemand en 2006.

 

Glattauer.jpg

Quand souffle le vent du nord

Emma Rothner envoie par erreur, pensant résilier un abonnement, un courrier électronique à Léo Leikeet ne se doute évidemment pas des conséquences. Emma s'excuse, et, peu à peu, un dialogue s'engage entre eux, par mail uniquement. Leurs relations vont alors se tisser, s'étoffer peu à peu, jusqu'à devenir quelque chose d'important pour eux, de fascinant même.

 

Roman épistolaire d'un homme et d'une femme cachés derrière leur ordinateur, il développe une relation particulière protégée par un certain anonymat, l'impression de maîtriser une part de liberté. Ils se prennent au jeu et ont tendance ainsi à oublier de plus en plus leur vie compliquée. mais cette liberté relative pose d'autres questions auxquelles ils vont bientôt être confrontés : peuvent-ils longtemps correspondre sans se rencontrer, comment va évoluer leur vie grignotée peu à peu par cette relation à distance ?

 

Plus la relation est étroite et plus les choses se compliquent : Emma est mariée et Leo se remet difficilement d’un chagrin d’amour...

 

Roman sur les implications des nouveaux moyens de communication et sur leur utilisation, il devrait connaître une suite des 'aventures épistolaires' à paraître à l'automne 2011.

 

Référence : Daniel Glattauer, "Quand souffle le vent du nord", réédition française et traduction : Quand souffle le vent du nord [« Gut gegen Nordwind »], Paris, Éditions Grasset et Fasquelle, 2010, ISBN 978-2-246-76501-1

 

Glattauer1.jpg
  <<<<<<<<< Christian Broussas – Courmangoux, 21 juin 2011 - <<<<< © • cjb • © >>>>>>>>>>
Repost 0
24 février 2013 7 24 /02 /février /2013 11:10

CHANTAL THOMAS ET SON ŒUVRE

 

Chantal Thomas, née à Lyon en 1945, est une romancière qui a écrit une vingtaine de romans et a obtenu le Prix Femina en 2002 pour son premier roman Les Adieux à la reine.

         

Spécialiste du XVIIIe siècle, en particulier de Sade et de Casanova, [1] elle a enseigné dans plusieurs universités françaises et américaines. Elle est directrice de recherche au CNRS et membre du Prix Marguerite Duras.

 Le Testament d'Olympe

Apolline et Ursule grandissent dans un grand dénuement et la crainte de Dieu dans la campagne bordelaise du XVIII ème siècle sous Louis XV. Ursule la rebelle préfère fuir la maison familiale tandis que sa sœur, plus soumise, entre au couvent. Elle retrouvera finalement Ursule -qui se fait appeler alors Olympe- à Paris pour recueillir ses derniers soupirs et lui avoir confié le récit de sa vie. A travers ce texte, elle suit la destinée de sa sœur qui devint la maîtresse du roi puis tombe dans une terrible disgrâce.

 

Le roman se présente en deux parties : d'abord le récit de la vie monotone d'Apolline puis la vie tumultueuse d'Ursule-Olympe par l'intermédiaire de son journal, construction basée sur le changement de personnage en plein milieu de l'intrigue, qui n'est pas sans rappeler Psychose. Les descriptions méticuleuses donnent du relief aux portraits et le rendu de la toile de fond historique doit beaucoup à la parfaite connaissance de l'époque que possède Chantal Thomas.

 

" Une fable qui se passe au XVIII ème siècle ", dit Chantal Thomas dans une interview, en un temps qui connaît un arbitraire total quand au devenir des femmes dans cette société.

 

Référence : Chantal Thomas, "Le Testament d'Olympe", Éditions du Seuil, 303 pages, 2010


Notes et références 

[1] Voir en particulier les trois ouvrages suivants : "Sade, L'œil de la lettre", Paris, Éditions Payot, Réédition sous le titre "Sade, La dissertation et l’orgie", Rivages-poche, 2002, "Casanova, Un voyage libertin", Éditions Denoël. Folio n° 312, "Don Juan ou Pavlov", Éditions du Seuil. Point-Seuil n° 218

 

Voir aussi :

   <<<<<<<<< Christian Broussas – Courmangoux, 4 août 2012 - <<<<< © • cjb • © >>>>>>>>>>
Repost 0
24 février 2013 7 24 /02 /février /2013 10:55

ANNA GAVALDA ET SON ŒUVRE


Anna Gavalda 2010 Salon livre.jpg           

 

C'est l'ambivalence qui caractérise le mieux l'écrivaine Anna Gavalda, encensée par les autant que décriée par les autres. Écrivaine populaire dira-t-on, qui a obtenu plusieurs prix littéraires comme le prix du Livre Inter pour La plus belle lettre d’amour, le Grand Prix RTL-Lire en 2000 pour son premier recueil de nouvelles Je voudrais que quelqu'un m'attende quelque part publié par les éditions Le Dilettante. Plus récemment en juin 2010, elle est lauréate du prix Tortignole pour L'Echappée belle, malgré un accueil plutôt froid de la critique.

 

D'un autre côté, elle est beaucoup critiquée, par exemple, « le génie de Gavalda consiste à mettre en scène le français moyen dans tous ses avatars, » [1] tandis que Télérama parle de ses 'travers' qui en font une romancière à part dans le paysage littéraire. On lui reproche surtout des procédés narratifs trop prévisibles, ses sujets marqués par la banalité du quotidien, l'appel à 'd'incipit in media res', trop de dialogues et pas assez de nuances qui affadissent l'ensemble.

La Consolante

La vie de Charles Balanda prend un tournant quand il apprend le décès d'Anouk, la mère d'un ami d'enfance perdue de vue depuis longtemps. Pourquoi diable cette disparition le bouleverse-t-il à ce point ? Il y a eu aussi Kate traînant son arche de Noë, au milieu de tous ses animaux. Elles semblent être les deux êtres qui aient compté pur Charles, pourtant marié, architecte reconnu mais déstabilisé par cette nouvelle qui envahie sa vie.

Ce roman se joue aussi sur le style, les recherches de l'auteure qui désoriente avec ses nombreuses phrases sans sujet, un débit vif et haché, la profusion -ou l'abus disent beaucoup de critiques- des virgules.  

 

Référence : Anna Gavalda, "La consolante", Éditions Le Dilettante, mars 2008, ISBN 978-2842631529

Je l'aimais

Le mari de Chloé est parti comme ça, subitement et c'est son beau-père qui doit venir chercher la jeune femme et ses enfants. Visiblement, ils parlent mais ne s'écoutent pas : sa douleur passe inaperçue, lui veut absolument raconter ses déboires, cette vie mal vécue avec sa femme, vivant avec elle mais pensant à une autre. Le huis-clos qui s'établit entre ces deux personnages n'est interrompu que par des parenthèses, incursions dans l'univers des grands hôtels ou dans les pays asiatiques.

 

Référence : Anna Gavalda, "Je l'aimais", Éditions Le Dilettante, 154 pages, 2003, ISBN 978-2842631529 --

Ensemble, c'est tout

Ensemble, c'est tout est l'histoire d'une rencontre : quatre personnes quelque peu paumées qui vont réussir à s'apprivoiser peu à peu et à s'aider. Ne plus quoi faire de sa vie : « - Tu fais quoi pour Noël ? - Je prends deux kilos. » « Ce qui empêche les gens de vivre ensemble, écrit-elle, c’est leur connerie, pas leurs différences... »

Camille est une femme dépressive qui vit encore avec le passé, ne mange plus guère et fait quelques ménages pour survivre. Elle n'en parle pas mais ce lourd passé est toujours là et hypothèque le présent. Philibert n'est guère mieux loti, jeune aristo emprunté, enfermé dans sa passion pour l'histoire, il est atteint de bégaiement et de troubles obsessionnels compulsifs.

 

Son colocataire, Franck, est un être ambivalent, volubile et excellent cuisinier, qui ne se détend qu'avec Paulette, sa grand-mère qui se laisse mourir dans sa maison de retraite, maintenue en vie seulement par les visites de son petit-fils et les souvenirs heureux de son passé. " Paulette Lestafier n'était pas si folle qu'on le disait. Bien sûr qu'elle reconnaissait les jours puisqu'elle n'avait plus que ça à faire désormais. " C'est dans le vaste appartement de Philibert qu'ils vont être réunis et tenter de se construire un avenir car « l’Enfer, c’est quand tu peux plus voir les gens que t’aimes... Tout le reste ça compte pas... »


Référence : Anna Gavalda, "Ensemble, c'est tout", Éditions Le Dilettante, 603 pages, 2004, ISBN 978-2842631529

 


voir aussi :

  • Je l'aimais adaptation au cinéma réalisée par Zabou Breitman en 2009 et aussi adaptation au théâtre en 2010.
  • Pancol Gavalda

Notes et références

[1] Voir "Précis de littérature du XXIe siècle", Eric Naulleau et Pierre Jourde

 

        <<<<<< Christian Broussas – Feyzin, 21 juin 2011 - <<<<< © • cjb • © >>>>>>>
Repost 0
24 février 2013 7 24 /02 /février /2013 10:41

YVES SIMON ET SON ŒUVRE


 

Lors d’un gala avec sa femme

La compagnie des femmes

Livre de souvenirs qui affluent, road-movie d'un homme qui commence à sentir le poids des ans, « Léonie était jeune et moi qui vieillissais » écrit-il au début du roman. Pour faire le point, dresser un bilan, il veut aller sur la tombe de son ami Vincent...

 

Tout lui revient en mémoire : son enfance vosgienne plutôt pauvre dans un milieu ouvrier, un voyage au Japon, le rêve américain sur les traces de Jack Kerouac malgré les difficultés rencontrées, " c'est dans les voyages les plus hostiles que l'on mesure la part de chance que le monde veut bien nous accorder ", et la fête , oui surtout la fête avec Léonie.

Le périple continue, de Lyon à Avignon, d'Aix-en-Provence à Marseille, ponctué de rencontres, Lucien jeune homme triste qui le touche particulièrement, Camille une femme mûre et attirante qui tient un salon de thé, un prof de français en voyage lui aussi qui engage la conversation :

 

- Vous allez où ? finit-il par me demander lorsqu'on entra dans Chalon,
- Je n'sais pas...
- Comment saurez-vous que vous êtes arrivé ?

 

Il atteint enfin la grande bleue et ce sera le bout du voyage, sur la carte et pas forcément dans sa tête. La compagnie des femmes ne le quitte pas. Léonie est toujours là bien sûr, la belle antillaise à qui il pense et qui l'attend à Paris avec impatience.

 

Référence : "La compagnie des femmes", Yves Simon, Paris, Éditions Stock, collection Bleue, 283 pages, février 2011, isbn 2234069483


Voir aussi :

  • Yves Simon, Le Voyageur magnifique, éditions Grasset, 1988 - Prix des Libraires
  • Yves Simon, La Dérive des sentiments, éditions Grasset, 1991) - Prix Médicis
         <<<<<< Christian Broussas – Feyzin, 15 mai 2011 - <<<<< © • cjb • © >>>>>>>
Repost 0
24 février 2013 7 24 /02 /février /2013 10:29

L'écrivain Daniel Pennac : Journal d'un corps

                                         <<<<<<<< Daniel Pennac >>>>>>>>
          <<<<<<<< Prix du Livre Inter 1990, Prix Renaudot 2007 pour Chagrin d'école  >>>>>>>>
                        <<<<<<<<<<<<  • • •°°°°°°°°°• • •  >>>>>>>>>

tumb           tumb

Portrait de Daniel Pennac                  Pennac interviewé en 2012


Journal d'un Corps est un roman de Daniel Pennac paru aux éditions Gallimard en 2012.

Présentation

Le récit parfois assez cru, sans artifices, de toute une existence, examinée et décrite depuis le corps. La vérité profonde est celle du corps de cet homme né en 1923 et mort en 2010 à l'âge de 87 ans, ce narrateur qui a tenu avec scrupule et minutie le journal de son corps depuis sa douzième année en 1935.

 

Journal singulier qui peut être tour à tour drôle et émouvant, celui d'un corps qui se découvre, qui souffre, qui aime, qui passe par tous les "ressentis", étranger aussi dans son autonomie par rapport au narrateur mais familier, intime dans cette dialectique du contenant-contenu.

 

Sa vérité dérive entre réalité et fantasmes d'un récit qui débute par un cauchemar, angoisse existentielle d'une peur d'enfant ligoté dans une forêt par ses camarades au cours d'un jeu de guerre, alors qu'une colonie de méchantes fourmis veut le dévorer.

Relations critiques

« Le projet de Pennac est de dessiner la vie entière d'un homme, par le biais du corps. Le narrateur consigne dans un journal ses défaites amoureuses, ses conquêtes sexuelles et ses défaillances, de son premier à son ultime souffle. L'expression du corps au fil de la plume. »
-- L'Express, Guillaume Sbalchiero le 8/02/2012 --

 

« L’enveloppe et l’esprit : Daniel Pennac se glisse dans la peau d’un homme qui, toute sa vie, aurait consigné les avanies de son corps et signe un roman d’une infinie profondeur. »
-- La Croix, Jean-Claude Raspiengeas le 8/02/2012 --

Informations complémentaires

Edition

  • "Journal d'un Corps", Daniel Pennac, éditions Gallimard, collection Blanche, 396 pages, février 2012, isbn 2070124851

Lien externe

Bibliographie

  • La saga Malaussène : La Fée Carabine (1987), La Petite Marchande de prose (1989), Monsieur Malaussène (1995),Des chrétiens et des maures (1996), Aux fruits de la passion (1999), Monsieur Malaussène au théâtre (1996)
  • "Chagrin d'école", éditions Gallimard, 2007 
         <<<<<< Christian Broussas – Feyzin, 4 avril 2012 - <<<<< © • cjb • © >>>>>>>
Repost 0

Présentation

  • : Jacques Frachet culture
  • : Articles sur des thèmes littéraires et historiques
  • Contact

Recherche

Liens