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15 janvier 2013 2 15 /01 /janvier /2013 14:36

Josette Pratte : Les Persiennes

<<<< Voir aussi Les Honorables >>>>

Christian Broussas - Roissiat-Courmangoux - juillet 2012 - <<<<<<< ©• cjb •© >>>>>>>

Référence :
Les Persiennes, Josette Pratte, éditions Robert Laffont, 276 pages, 1985, isbn 2-221-04835-0, illustration Jérôme Coudrey

 

Les Persiennes est un roman de l’écrivaine québécoise Josette Pratte, qui décrit le combat d’une femme pour s’accrocher à un amour devenu impossible.

 

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Présentation et sommaire

Josette Pratte a placé en épigraphe cette citation de Georges Bernanos : « L’enfer, Madame, c’est de ne plus aimer. »

« Les persiennes sont tirées. Un jour blanc, léger, souligne les fentes. » Ainsi commence le huit-clos de Margot, une femme cachée derrière les persiennes de sa maison, prisonnière de son propre univers, qui guette l’arrivée de son mari et de sa maîtresse.

 

Les persiennes sont comme les grilles d’une prison où elle s’est volontairement enfermé, prisonnière de sa passion pour cet homme qu’elle a longtemps porté à bout de bras, qui lui doit tout et qui la quitte pour cette Christine dont elle ne peut prononcer le prénom et qu’elle appelle "la pute". Prisonnière de cet amour-passion qui lui permet de vivre et en même temps l’empêche de vivre.

 

Robert doit venir dans cette grande maison de campagne, la Gordanne, pleine de leurs souvenirs, pour prendre ses affaires personnelles, tout ce qu’il a laissé dans son atelier de peintre. Interdiction pour elle d’être présente : ainsi l’a voulu la justice des hommes.

 

Mais Margot s’est murée dans sa chambre. Elle attend en caressant le rêve fou que leur histoire peut continuer, qu’elle peut reconquérir celui avait qui elle a vécu pendant trente ans. Robert arrive mais avec Christine sa jeune maîtresse et Odette une de ses amies, qui l’a trahie. Elle va les épier ainsi pendant deux jours et une nuit, en toute une vie qui par bribes défile dans sa tête. Elle se sent défaite et tâte de temps en temps le vieux revolver qu’elle a apporté.

 

Situation poignante faite de cris d’amour et de haine d’une femme qui ne parvient pas à faire le deuil de son amour. Son désespoir est fait de tentations qui se focalisent sur ce révolver support de tous ses fantasmes. C’est lors du départ de Robert, son départ de la maison avec le camion de déménagement, qu’elle réalise l’inéluctable, départ définitif, il ne reviendra pas. Cette fois elle le sait au profond d’elle-même, la page est vraiment tournée. Mais elle ne baissera pas les bras, non, elle se battra en décidant péremptoirement : « C’est la guerre ! »

Bibliographie

  • Josette Pratte, " Et je pleure ", éditions Robert Laffont, 1981
  • Josette Pratte, "Les Honorables", éditions Robert Laffont, 1996
  • Josette Pratte, Bernard Clavel, Œuvres complètes de Bernard Clavel
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